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Le Scriptorium - Page 5

  • RETOUR D'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE - QUELQUES RENDEZ-VOUS POUR TERMINER L'ANNÉE 2023…

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    Notre A.G. Purple Bubbles du 30 septembre
     
     
    Cher·e·s ami·e·s scribes, 
     
    Notre Assemblée générale du 30 septembre est une histoire déjà ancienne avec ses Lectures violettes, ses résolutions impeccables sous tout rapport ( au moral comme au financier) et ses Purple Bubbles...
     
    Depuis, le Scriptorium a vu sa route jalonnée d'instants poétiques divers où nous nous sommes retrouvés en groupes à géométrie variable, comme nous aimons le faire...
     
    Nous avons repris le chemin des micro-caravanes au gré des humeurs, emmenés par Marc-Paul Poncet jusqu'à la buvette à méditations du parc Borély :)
    Nous avons vécu une heureuse soirée Vendange et Poésie ( le 12 octobre), chez Henri Perrier-Gustin.
    Le Scriptorium a également inauguré la Scène ouverte du Parvis des Arts à Marseille, le 20 octobre.
    Le samedi 21 octobre, le Scriptorium a participé aux adieux à Richard Martin.
    Une fine équipe a entrepris la virée sur la Costa Brava à Lloret de Mar pour les Rencontres FlamenCo, à l'invitation de l'éditeur Jacques Flament ( du 22 au 27 octobre 2023)
     
    Et puis, nous avons appris avec tristesse le décès d'un ancien membre de l'association, Patrick Druinot qui était poète et photographe. Nous lui rendrons hommage très bientôt.
     
    Désormais, pour dévaler jusqu'à la fin de l'année, nous vous proposons 6 occasions de rendez-vous. Et même plus...!
     
    1/ le jeudi 16 novembre de 18h à 20h, à la librairie-galerie les Arcenaulx, sort le livre de Richard Martin Le Toursky, théâtre de la fraternité, édition Et si un jour...
    Une occasion de nous retrouver autour du "rêve fou du saltimbanque"... 
     
    2/ les vendredi 17 novembre & vendredi 15 décembre, à partir de 18h30 (scène à 19h30)
    le Parvis des Arts à Marseille propose sa scène ouverte,  information relayée auprès du Scriptorium...Voici le bon d'enregistrement
    Les interventions sont de 5 minutes maximum.
    Pour avoir fréquenté le lieu et rencontré ses animateurs (Patrick Aveline, Claudine Baissière et Dominique Sorrente étaient notamment de la partie) , nous ne pouvons que vous encourager à participer à ce moment et découvrir ce lieu qui "coïncide" fort bien avec la démarche du Scriptorium.
    Sabine Rimaud nous a informé que le théâtre de la Criée organisait le vendredi 17 novembre 2023 une lecture de poèmes de René Char ( attention sur réservation). Évidemment, vous pouvez choisir cette option ! Contact: sabinerimaud13@gmail.com
    Vous nous raconterez !
     
    3/ le samedi 18 novembre, à 17 h, notre ami Robert Trinh propose chez lui pour 8 personnes une soirée Poésie et Bol d'Orient. On apporte l'apéritif. Premiers inscrits, premiers servis. Contact Robert: 06 95 93 04 58. ou rtrinh@free.fr
    Les autres seront mis sur liste d'attente...
     
    4/ le samedi 25 novembre matin, chez Dominique Sorrente, se tiendra l'atelier "En toutes lettres". 
    Du fait du déplacement de l'atelier au matin, 2 places sont à nouveau disponibles. Faites vite ! La description et les conditions de l'atelier figurent dans le document en pièce jointe. Nous ne pouvons malheureusement pas ouvrir au-delà... Là aussi, il y aura d'autres occasions.
    Pour info, nous irons dans l'après-midi au Carré des écrivains  au Centre Bourse
    à la rencontre d'une myriade d'auteurs... N'hésitez pas à nous rejoindre...
     
    5/ le dimanche 26 novembre à 11h, la galerie Art Dialogue, tenue par une nouvelle membre du Scriptorium, Ginette Turpeau Parrès, nous ouvre ses portes pour l'exposition Claude Viallat. L'adresse du rendez-vous :
    6 rue Crinas Prolongée- Saint Nicolas B à Marseille 7ème
    Venez découvrir ces "Multiples" qui méritent la halte. ce sera aussi la chance de rencontrer une galeriste singulière, adepte comme nous tous du croisement entre les arts. Bienvenue et merci à Ginette Parrès.
     
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    6/ le samedi 2 décembre, Henri Perrier-Gustin nous accueille pour la Veillée poétique : lectures au coin du feu sur le thèmes Flamme & Mémoire.
    Merci à lui. Pensez à vous inscrire à : henri.perriergustin@aol.com
    ou sur son whatsapp. Henri vous donnera toutes les infos concernant ce moment
    si particulier.
     
    Et bien sûr, des micro-caravanes auront lieu au gré de la météo du ciel et des coeurs...
    Lundi 13 novembre, à 10h, par exemple, au parc Borély...
     
    Voilà de quoi nous faire dévaler ensemble vers la fin de l'année ( déjà!).
     
    N'hésitez pas à parler de l'association autour de vous. Merci aux incorrigibles retardataires de payer la cotisation... Nous actualiserons les listes d'ici peu !
     
    Nous vous laissons avec un peu de matière à réflexion, un entretien entre Carole Carcillo Mesrobian et Dominique Sorrente, entretien qui nous concerne tous, évidemment... C'est dans la revue en ligne (nov-déc 2023) Recours au poème
     
    Hâte de vous retrouver en grappes ou en corolles...
    Et n'oubliez pas vos pensées utopiques pour les 25 ans de l'association ! 
    Fin 2024... C'est demain...
     
    Merci. Le Bureau.
     

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  • HOMMAGE: RICHARD MARTIN, ARCHER PREMIER (1943-2023)

     

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                            auto-portrait au chat par R.Martin, revue des Archers n°25

     

        Qui le sait ? Au commencement de l’aventure des Archers, avant que la revue du même nom ne sorte de terre (en 2001), il y a un délire de fin de spectacle, comme une tournée de comptoir. Cette page est signée par la complicité entre Richard Martin et Wladyslaw Znorko. Une idée saugrenue surgit : plutôt que de passer par la fenêtre ou s’écorcher le poing en solitaire, pourquoi ne pas inventer une confrérie d’artistes, une parodie de société secrète, armée d’une minuscule flèche en or, capable de tous les exploits ?

         On initiera les nouveaux arrivants avec un breuvage plus ou moins mystérieux. On les décorera au cri de « mort aux cons! ». On deviendra une petite Internationale farfelue, joyeusement désorganisée, à l’esprit plutôt frasque de pataphysiciens que sermon sur la montagne surréaliste…Armand Gatti est dans le coup. Julos Beaucarne, idem. Léo Ferré, le grand frangin d'la night, bien sûr…Et puis ce Québecois, Raymond Lévesque (1928-2021), qui rapatrie une de ses compositions, inspirée par la guerre d’Algérie. Elle est promise à devenir un hymne pour les Archers de tous les continents qui rejoindront la joyeuse utopie.

     

       Cette chanson en langue française sera portée par Eddie Constantine puis par les plus grands d’outre-océan, Félix Leclerc, Gilles Vigneault, Robert Charlebois. Elle fera le tour des plateaux et sera reprise en chœur par les publics des grands rassemblements pour la paix:

    « Quand les hommes vivront d'amour
    Il n'y aura plus de misère
    Les soldats seront troubadours
    Mais nous, nous serons morts mon frère ».

     

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        Aujourd’hui, un jour après avoir appris la mort du compagnon de route et devancier, Richard Martin, je ne peux m’empêcher de rembobiner ce film, de m’accrocher à cette chanson comme une familière bouée de sauvetage, de repasser en boucle sur mon dictaphone la voix forte et chaude de l’Archer premier qui témoigne.

     

         Les années ont passé depuis la scène d’origine. Et aujourd’hui, mon frère est mort. Et les soldats savent encore moins qu’hier comment on devient troubadours.

     

    « Dans la grande chaîne de la vie
    Où il fallait que nous passions
    Où il fallait que nous soyons
    Nous aurons eu la mauvaise partie »

     

       La mauvaise partie ? Pour une part, sans doute, puisque les armes insistent, se propagent, insultent la chance de vivre ensemble. Pour une part seulement, car la chanson est née pour toujours pour courir dans les rues, elle ne nous sera plus ôtée. Car la pièce fut jouée, et la mémoire demeure. Car la revue des Archers à laquelle Richard Martin confiait régulièrement ses propres dessins, poursuit l’aventure, avec ses auteurs chercheurs d’or, et ses flèches de mots à décocher en salves contre l’absurde et la bêtise humaine.  Et le théâtre Toursky est son port d'attache, sa terre d'accueil sans conditions, sa maison partagée, depuis plus de 20 ans, comme il l'est de des éditions Titanic-Toursky portées par Henri-Frédéric Blanc ou encore de l'association des Amis de Richard Martin.

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    En juin 2021, Richard Martin entouré pour fêter les 20 ans de la revue des Archers au festival Oh, ma parole!

    De gauche à droite, Françoise Donadieu, Francis Kaigre, Emmanuelle Sarrouy, Dominique Sorrente, Richard Martin, Marie Follo, André Ughetto

       

          La chanson de « la grande chaîne de la vie » se poursuivra. D’autres archers viendront, porteurs de ferveurs, de nouveau combats, d’embrassades en rasades.

     

       Grâce à la volonté du fondateur, Richard Martin, qui choisit d’installer en 1971 son théâtre à Saint-Mauront, dans un des quartiers de Marseille les plus pauvres d’Europe, aujourd’hui encore.  Grâce à son obstination de résistant, sa persévérance dans les combats à toute époque de sa vie, avec ses façons de défier le médiocre et l’assoupi. Grâce aussi à Tania Sourseva, co-fondatrice du Toursky, qui dès le commencement de l'aventure, incarnait l'âme de ce théâtre hors norme, nous n’oublierons pas que la partie fut belle.

     

        Et nous continuerons d’apprendre de cette histoire de vie, entre autres choses, que la rencontre entre le réel et l’utopie est toujours à réinventer.

     

        Flèche, carquois, cible, feu, trajectoire et sagesse et folie d'exister, archers des mots en éclats, orphelins mais résolus à poursuivre, c’est un peu tout cela que nous sommes aujourd’hui. Au-delà du chagrin et du vide.

     

       À la manière de celui qui regardait toujours vers l'avant pour mieux viser le cœur à cœur.

     

       Richard Martin, Archer premier.

     

                                                Dominique Sorrente

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    Couverture du numéro 42 de la revue des Archers ( juin 2023)

  • On the Road again, la Caravane poétique du Scriptorium à Goult...

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    Le 9 septembre, en ouverture du festival Trace de poète, dont le thème cette année est la Beat generation, Le Scriptorium de Marseille a décidé pour sa caravane poétique  « hors les murs » de partir On the Road again, pensant à Jack Kerouac bien sûr, mais chantant avec Bernard Lavilliers, chanteur-poète-bourlingueur, s’il en est. Cette pérégrination à l’oralité échevelée s’est faite, comme à l’accoutumée, en partenariat avec Pierre sèche en Vaucluse, ce qui permet aux esprits les plus volatiles de retrouver la terre, ou, à l’inverse, à ceux bien trop ancrés dans la stricte science d’entrevoir le soleil et la lune en leur poétique rendez-vous.

     

    La bonne quarantaine de caravaniers n’a pas volé son plaisir tant ils furent tannés par la chaleur de septembre. Ces grands méritants, cornaqués par Dominique Sorrente et Olivier Bastide pour le Scriptorium et Danielle Larcena pour Pierre sèche en Vaucluse, ont cheminé au fil de haltes évocatrices imaginées par Danielle Larcena : le Moulin, la Borie, le Bancaou, la Citerne… lieux propices à des lectures érudites du paysage et poétiques d’auteurs classiques, contemporains, parfois auteurs-lecteurs.

     

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    La chanson de Bernard Lavilliers fut le fil rouge de la journée. Olivier Bastide avait choisi d’écrire à la suite de fragments issus d’On the Road again ; chaque halte fut l’occasion d’entendre ses poèmes, dont le premier :

     

    Bandits joyeux, insolents et drôles,

    Nous sommes le geste nous sommes le verbe.

    Nous sommes ce tout qui anime les flammes ;

    nous sommes les flammes mêmes.

    Nous sommes l'eau et sa poussière advenue.

    Bandits joyeux, insolents et drôles,

    nous sommes le vent.

    (En italiques, les mots de Lavilliers)

     

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    Dominique Sorrente, caravanier en chef, rendit hommage à Kenneth White, décédé dans l’été, Kenneth White poète ouvert aux horizons, poète dont Dominique rappela qu’il se disait « marcheur des lignes du monde » et dit le poème créé en hommage, Il n'y a pas de fin au voyage White ; Sabine Raimon et Roselyne Sibille complétèrent l’hommage au poète, que la lecture d’un de ses poèmes, Prose pour le col de Marie-Blanque, extrait de Terre de diamant, Grasset 1985, rendait étonnamment présent.

     

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    Au fil du parcours, Danielle Larcena nous rendait moins ignorants et nous payions la beauté des lieux de poésies lançées en l’air par :

    • Thierry Offre en provençal ( Transhumance de son cru, mais aussi lecteur de Léon Cordes en occitan),
    • Claudine Baissière avec Elfie la chienne (Tankas et haikus de Kerouac),
    • Henri Perrier-Gustin lisant Nicolas Bouvier et un extrait de son propre récit de voyage,
    • Benedicte Bellier,
    • Yvon Javel,
    • Gisèle Roman lisant Andrée Chedid,
    • Nicole Mignucci, Madame Trace de poète, lisant Walt Whitman,
    • Marc-Paul Poncet disant de mémoire une histoire de Vieux loup, en cherchant les rebonds mémoriels de regards intérieurs, nous amusant, toujours,
    • Claude Kraif, lu au final en terrasse de café dans le brouhaha de la fête médiévale du jour, et des lieux, par Olivier Bastide devant pousser à fond son potentiomètre vocal…
    • Et celles et ceux que l’on oublie sans doute, et auxquels nous demandons pardon…

     

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    Alors, avant la dislocation de la Caravane, un geste ultime nous fit entonner On the Road again ; si BL nous avait entendus…

     

    DOM ET FRANCIS 9ea7e7b4-290d-4680-862a-fbe7a78fabeb.jpg

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    Le poème de Dominique Sorrente :

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    D. Sorrente en compagnie de Kenneth White à Mouans - Sartoux

     

    IL N’Y A PAS DE FIN AU VOYAGE WHITE

     

                                           à Kenneth White i.m.

     

    Il n’y a pas de fin au voyage.

     

    Seulement un travail du jour par le jour

    sans désemparer,

    marqué de signes sauvages.

     

    Un périple

    toujours à reprendre,

    avec vents et marées…

     

    D’où vient

    ta soif impérieuse de connaître ?

    te demande la pierre.

     

    Le monde blanc est devant toi, toujours.

    Et sans cesse, il revient

    en figure du dehors.

     

    Il  atteste le plus lointain

    éclairé par la route bleue.

    Et le pays invariablement qui se dérobe.

     

    Il n’y a pas de fin au voyage, répètes-tu

    encore.

    Seul un trouble face au monde blanc.

     

    La vie se raconte ainsi.

    La goutte d’eau est la forme chimique de tout l’océan.

    Tu marches,

    Tu lis tout ce qui se passe sous la main.

    C’est la route qui te décide,

    Ce point d’aimantation qui dure,

    la route bleue, toujours elle,

    quand elle te salue.

     

    Tu entres dans l’écriture en te passant de protocole.

    Avec l’énergie des commencements,

    tu rejoins le dernier clochard céleste

    debout sur un archet de contrebasse,

    chantant

    où va le souffle anonyme.

     

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    Merci à Michel Rimaud, à Roselyne Sibille, à Olivier Bastide pour leurs photos in situ...