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25 janvier 2020

CRÊPES, PING-PONG, REBONDIR: les sauts périlleux du Scriptorium de Marseille ce 9 février

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C'est le dimanche 9 février à 16h, sur la colline de Notre Dame de la Garde que le Scriptorium se lancera dans une nouvelle aventure. Entre pâte à coucher en rond, saut de l'ange, envol de phrases déroutées...L'intervalle aura pour thème "Crêpes, Ping-pong, Rebondir".

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Autant dire que place sera faite pour des textes en mouvement, des retournements de situation, des humeurs de chandeleur, des coups inattendus ou résilients.

 

Côté joie du poème, chacun proposera sa part de saut dans l'inconnu, trouvée dans la littérature ou créée pour la circonstance. Surprise, détournement, effets rebonds, onde de choc...

 

Côté plaisir gustatif, apportez vos crêpes maison (environ une dizaine) en y mettant votre touche personnelle. Laissez parler votre imagination pour que notre mesclun de crêpes partagées soit une fête. La maison fournira sans parcimonie les accompagnements: grand-marnier, cointreau, citrons, sucre, nocciolatta, miel etc...

Si vous ne pouvez pas préparer des crêpes, munissez-vous d'une boisson de votre choix..., nous l'honorerons aussi comme il convient.

 

Ainsi se fera le partage en crêpoésie.

 

Si cette prochaine réjouissance emporte votre adhésion, merci de nous confirmer avant le 2 février votre présence et votre option de contribution à la liesse commune: crêpes maison ou boisson......

 

Alors voilà, à vos encres et à vos poêles !

 

Éluard nous montre un geste qui en appelle d'autres :

Là je vois de près et de loin
Là je m'élance dans l'espace 
Le jour la nuit sont mes tremplins
Là je reviens au monde entier
Pour rebondir vers chaque chose

Vers chaque instant et vers toujours
Et je retrouve mes semblables

 

                    (Ailleurs Ici Partout)

 

Les intervalles du Scriptorium sont réservés en priorité aux membres à jour de leur cotisation (30 euros, l'an). Il est encore temps d'adhérer. On peut aussi être invité occasionnellement en en faisant la demande par mail à: poesiescriptorium13@gmail.com    Participation:5 euros .    Nous serons ravis d'élargir le cercle.

 

                         

 

30 décembre 2019

A l'AN QUE VÈN...QUAND L'AN 20 VINT...

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POUR CETTE ANNÉE, POUR VOUS, j'ai cessé

de former et déformer des voeux, d'aligner des résolutions

à l'emporte-pièce,

de tirer des plans sur la comète fuyante.

 

J'ai juste choisi d'ouvrir la forme délicieusement galbée

d'une coupe où poser mes lèvres

et de laisser les bulles frémissantes

à leurs conversations de prophétesses.

Elles en savent plus que moi sur le futur de la planète.

 

Et si passe un météore sous mes yeux incrédules,

je n'en dirai pas plus

qu'un frémissement de papillon dans le soir.

 

Rien de plus à ajouter qu'un oeil amoureux

sur le pont-avant d'un navire, une partie de cartes

sans commentaires, un silence taciturne, rien décidément,

rien 

sinon l’étrange édifice de liège prêt à lâcher sa parabole

au-dessus d’une bouteille de champagne.

 

Notre bonheur commun se règlera toujours à l'amiable.

 

                                   Dominique Sorrente 

 

                                                     *

Une formule de voeux en langue provençale:

A l’an que vèn

que se siam pas mai que siguem pas mens  

À l’année prochaine, que si nous ne sommes pas plus, nous ne soyons pas moins!

16 décembre 2019

RETOUR SUR LA VEILLÉE POÉTIQUE AU COIN DU FEU du 30 NOVEMBRE

"Veillée poétique aux alentours !...

avec des notes et des mots venus chasser la tristesse automnale

et un feu de cheminée témoin de l'irrésistible élan."

Marc Ross

 

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Nous voilà, aux premières heures de la nouvelle année, de retour d'une veillée chaleureuse et enflammée entre retrouvailles et rencontres, douce fraternité saupoudrée de quelques goutte de pluie… juste histoire de se réchauffer encore un peu plus sur les hauteurs de Plan de Cuques.

 

C'était bien ! Et follement poétique !

 

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Nous étions plus d'une vingtaine, adultes et enfants, merveilleusement accueillis chez Isabelle et Jean-Marc, rassemblés autour d'un  d'un feu et d'un buffet crépitant de couleurs et d'odeurs hivernales. Vin chaud oblige ! Plus d'une vingtaine (merci aux nouveaux/nouvelles venu(e)s… qui se reconnaîtront !)  à lire lire lire et lire encore dans l'ivresse des mots et des notes musicales. La contrebasse de Marco Mazotti, la guitare de Bruno Pellegrini et celle de Dominique Sorrente, sans oublier son chatoyant halilintar (le tambour du tonnerre d'origine indonésienne) étaient au rendez-vous pour nous accompagner à volonté !

 

Les enfants avaient préparé une flamboyante lecture chorale autour de Chanson pour les enfants l'hiver de Jacques Prévert, tandis que Betty et Bruno avaient choisi de nous proposer un dialogue très émouvant issu de La route de Cormac Mc Carthy.

 

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Et nos hôtes enfin, heureux et émus, nous ont ravis par leur lecture en duo du très beau texte d'Isabelle Alentour, Je t'écris fenêtres ouvertes.

 

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Une petite table avait été installée pour que chacun puisse y présenter ses textes, et autres livres récemment édités.

 

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Ce fut une joie

ce fut une fête

ce fut un bonheur de partage

… à renouveler évidemment sans hésitation !

Le rendez-vous est pris...pour l'an prochain. Il ne manque plus qu'une nouvelle cheminée à débusquer afin de varier les plaisirs…

 

Et voici à présent, pour mémoire et pour les absents, un petit florilège de quelques uns des textes qui ont été lus à la veillée …

 

L’incendie souterrain ébranle mon noyau.

C’est longtemps après la découverte de ton corps,

que j’analyse enfin, les ondes sismiques qui ont déterminé la structure de ma terre.

La roche peut avoir des millions d’années,

elle absorbe quand même.

Couches successives, comme un mille-feuille.

Ta peau,

ma peau,

ta peau,

ma peau,

ta peau,

ma peau.

J’en ferais des kilomètres, sans m’arrêter.

Même essoufflée,

j’explose en ton noyau.

La température augmente,

réchauffement climatique.

Plus je m’enfonce, plus la difficulté de trouver la surface s’amoindrit.

Je suis le croissant, tu es ma lune.

Paola Leone, Tremblements des plaques volcaniques

 

 

J’ai pris le train

un jour

comme ça pour rien

sans destination précise

 

juste pour savoir ce que ça fait

de filer droit

Daniel Birnbaum

 

 

Ça remue doucement au fond de moi

je vois

des corps de femmes lumineux

je sens la chaleur ondoyer

je vois un grand brasier

des flammes, des formes tortueuses

des étoffes riches et luxuriantes

de la soie et du velours

un palais oriental

la saveur orientale

la splendeur orientale,

(Tout y parlerait/À l’âme en secret/Sa douce langue natale)

Marie-Philippe Joncheray, Ma vie avec Sardanapale

 

 

Je tremble comme une feuille pas encore morte

mais c’est drôle nulle peur ne me tenaille 

et puis regardez ! Rien ne peut m’arriver

un être cher me sert de bouclier humain 

 

Les trottoirs grouillent d’attente forcée

     Drôlement secoué l’espace donne vie

à des personnages caravagesques

 

Et même si certains font monter les enchères :

5…7… ou 10 de der… la nuit s’emballe…

le décompte parait à présent secondaire 

tout le monde se fout de l’échelle de Richter 

Marc Ross, Parmi les égarés

 

 

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Clown marionette de Claudine Ross

 

J'avais prévu que tout irait bien... nous partirions en déplacement: après avoir roulé de nuit,  au petit jour nous arriverions près de la falaise, nous marcherions au bord du précipice en se donnant la main, le repas était prévu:  quelques morceaux de pain et du pastis en bouteille... tout n'est pas allé tout à fait comme ça.


Il a refusé le tandem, prétextant son mal au dos, déclaré qu'il souffrait de vertige et préférait le Cointreau.... 

la plage des Catalans le dimanche est bondée de monde...

 il a dit:  

tu veux toujours avoir raison...

j'ai répondu:  

je ne supporte pas la crème anglaise à bronzer et les para soleils violets…

Après avoir vomi tout mon quatre heures, je suis partie ramasser mes pois gourmands.

Les hommes sont ainsi faits,  ils ne sont jamais contents…

Claudine Baissière

 

 

Il a mis dans un sac

une cible qu’il n’atteindra jamais

une bible qu’il ne lira jamais

une bille qu’il ne jouera jamais

une fille qui ne l’aimera jamais

 

et il est parti

en oubliant le sac

Daniel Birnbaum

 

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crédits photos © Marc Ross & Isabelle Alentour

 

lorsque l'aigle couve
une p'tite plume arrachée
bonheur tout' l'année 

Claudine Baissière