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01 mars 2018

LE TRIO DES IVRES VIVANTS LANCE SA SAISON 2 au "3013" les 17 et 18 mars

 

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Ciel ! Les voilà qui reviennent.

Après leur saison 1 démarrée en 2016, et une pause pour renouveler entièrement leur répertoire,  ils ont décidé de rempiler. Cela a pris le temps qu’il fallait, un peu plus d’un an. Mais à l’arrivée, les Ivres vivants sont de nouveau sur le pont.

Avec 21 nouvelles chansons-poèmes…

Guitare classique et guitare folk, voix chantées, musées ou parlées, alternance des timbres, et toujours cette façon de faire converger le poème et la chanson, comme s’ils ne devaient jamais être séparés.

Les thèmes sont souvent graves. Après tout, il y est question de sujets aussi tabous que la vie intense, la mort faucheuse, l'enfance, sans oublier les choses de l'amour…Et les voix distillent tour à tour de la mélancolie, de la tendresse, quelques justes colères, et aussi des échappées qui savent jouer aux chansons de marins pur jus ou ou mimer un far-west en déroute.

 Car rien ici ne s’appesantit. Le récital s’ouvre par un swing du mouchoir aux accents manouche, puis il évoque la maison d’enfance, le murmure de mots à l’absente, façon bossa…et c’est à chaque fois une forme de fenêtre redevenue possible sur le monde. Quelque chose qui nous conduit sans trop savoir pourquoi à courir l’un vers l’autre un matin, quand le refrain revient à nos oreilles :

« Tout ça qui bouge à quoi nous tenons ferme

Ce bleu, ce rouge, ces couleurs symphonie…

Tout ça qui tangue, qui fait frissonner l’épiderme,

Et sur la langue ces mots qui parlent d’infini »

 

Les chansons de Dominique Sorrente dessinent un univers souvent intimiste, fait d’élégance, d’humour fantasque, de tendresse en rebord du monde. Celles de Lionel Mazari sont imprégnées d’une tonalité grave et prenante, d’une charge dramatique faite de songes et de rêveries ( Des êtres chers sont là qui ne dorment toujours pas ). Les unes et les autres se complètent avec bonheur,  également servies par la voix claire et pénétrante d’Audrey Gambassi dont les modulations font le lien entre les univers des deux poètes.  

Si « poète est un dur métier » comme le dit une chanson, c’est aussi une chance face aux malheurs rencontrés (la disparition des proches, les massacres des guerres...). Ici, le naturel est de mise aussi bien dans le dispositif scénique que dans les interprétations, la force de conviction des mots n’a qu’un pouvoir : celui de caresser les oreilles pour trouver la bonne vibration.  Pour une saison de plus …

 « Soulevez un peu les montagnes

Je crois bien qu’elles en rêvent en secret »

C’est tout le mal qu’on souhaite au trio des Ivres vivants et au public qui les (re)découvrira.

Réservations: 0625246890 

Participation aux frais: 8 euros

Contact: poesiescriptorium13@gmail.com

 

                                       Anne Lofoten

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                       Les Ivres vivants: Dominique Sorrente, Audrey Gambassi, Lionel Mazari

                                              © photo: Laurent Marino

09:01 Publié dans Agenda | Lien permanent | Commentaires (0)

25 février 2018

à LA LIBRAIRIE DU MUCEM, l'ARDEUR DU POEME lecture de DOMINIQUE SORRENTE et entretien avec OLIVIER BOURA

 

 

 

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Le samedi 10 mars, à 16 h, la librairie du Mucem donne rendez-vous aux amateurs de poésie pour un moment particulier.

Un entretien-lecture avec Dominique Sorrente qui échangera avec l'essayiste Olivier Boura sur son  parcours poétique commencé à l’âge de 16 ans, ses rencontres marquantes, et bien sûr, focus sera fait sur ses récentes créations : poèmes, micro-fictions chansons.

Il y sera question d'amitiés fortes, celle de Christian Gabriel/le Guez Ricord, décédé il y a tout juste trente ans, celle de Jean-Marie Berthier, disparu en 2017, l'un et l'autre, figures singulières de la poésie de langue française contemporaine, étant nés à Marseille. 

L'échange portera aussi sur les deux ouvrages parus dernièrement: Les gens comme ça va, publié chez Cheyne éditeur et le livre-CD sonodrame B comme  Bran réalisé avec deux plasticiens sonores Colette Papilleau et Daniel Vincent, publié par le Scriptorium/thebookedition , dont on pourra entendre des extraits.

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Temps d'échange mais aussi moment de lectures variées de poèmes, puisqu'on pourra également écouter les voix de poètes du Scriptorium présents. Le Scriptorium est cette association qu’a créée Dominique Sorrente en 1999 comme un "lieu-dit de poésie" et qu’il continue d’animer.

Sont également au programme deux chansons du nouveau répertoire que Dominique Sorrente, accompagné de sa guitare, propose avec son trio des Ivres vivants (Audrey Gambassi, Lionel Mazari). Deux concerts auront d'ailleurs lieu les 17 et 18 mars, dans la salle associative du "3013", un lieu d’utopie qui convient bien au répertoire des chansons-poèmes.


Le 10 mars au MUCEM sera ainsi un temps fort du Printemps des Poètes à Marseille.

Un beau moment foisonnant "d'ardeur poétique" à partager qui se poursuivra avec le concert du soir de la chanteuse Raphaele Lanadère, dite L. dont on (re)découvrira avec plaisir le répertoire et le dernier CD.

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23 février 2018

Les minuscules baisers-poèmes des scripteurs – Impromptu poétique

Mercredi 14 février 20178

En marge de l’ouverture officielle de MP2018 « Quel Amour » et un peu avant le Grand Baiser du même jour…

 

...se réunissaient à Marseille et au pied levé tous ceux qui voulaient s’envoyer des baisers minuscules et par milliers – chaleureusement accueillis à la Galerie des P.O.C., cours Joseph Thierry à Marseille, en haut de la Canebière.

 

Quelques pensées de baisers minuscules

distribuées pour l'occasion par Dominique Sorrente

 

Je plains ceux qui n'ont réussi qu'à embrasser une carrière.

 

***

Un baiser, c'est simple comme bonjour

quand bonjour est enfin redevenu simple.

 

***

 

Un baiser, ça veut dire qu'il fait moins froid dehors

et que l'oiseau a reconnu sa branche.

 

***

 

Poser mes lèvres contre les tiennes, et attendre ensemble

que se propage l'incendie. Activer éventuellement les fumigènes.

 

Dominique Sorrente

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Les voilà réunis dans la galerie des POC, au cœur d’une exposition fort à propos puisque l’espace s’est métamorphosé pour l’occasion en « boudoir ». Toute une histoire !… Pour un impromptu poétique qu’ils ont décidé d’appeler : « les minuscules baisers-poèmes des scripteurs » !

 

 

Des baisers sans tarder

Des baisers sans dictée

Des baisers rebelles

Des baisers tourterelles

Des baisers chantants

Par-delà les nuées

Emmanuelle Sarrouy, 1 baiser + 1 + 1 + 1 + …

 

 

 Lectures, dessins, pliages et autres festivités à l’envie participative. À l’envolée, ils avaient apporté feuilles, feutres, ciseaux… À l’envolée ils se sont mis à plier plier plier quelques bateaux, plus ou moins de guingois, quelques bateaux de fortune, petits et grands, prêts à recevoir des centaines de baisers-poèmes et autres déclarations d’amour toujours !

Et des cœurs et des fleurs…

 

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Les bisous rouges sont les couleurs de l’amour.

Les bisous bleus sont les couleurs de la tristesse.

Les bisous violets sont les couleurs de la peur.

Les bisous multicolores sont les couleurs de la timidité.

Les bisous transparents sont les bisous coquins.

Les bisous dorés sont les couleurs de la lumière.

Les bisous oranges sont les couleurs de la musique.

Les bisous verts sont les couleurs de la gentillesse.

Les bisous noirs sont les couleurs de la rigolade.

Les bisous gris sont les couleurs des ouistitis.

Et les bisous de la Saint Valentin sont les bisous qui comptent le plus.

Love you et bonne Saint Valentin !

 

création de Medjina Noguès

 

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Il était ensuite temps de partager autour d’un thé, vert ou noir selon, aux parfums colorés, les baisers-poèmes avant leur mise à l’eau, départ en mer pour d’autres destinations… Et quelques autres poèmes écrits ou emportés pour l’occasion.

 

Un joyeux moment poétique qui s’achevait par la ponctuation sonore des premiers éclats du feu d’artifice naissant non loin sur le Vieux Port …

 

Mon cœur à travers la croisée qui rejoint les étoiles

là où je te pense

là où             nue

je te découvre me                         manquant

 

et mon bras sans penser qui s'élève et ce geste une main qui approche la peau sans savoir et ce doigt qui effleure d'abord comme s'il n'osait pas ne se souvenait pas et puis qui et ce doigt qui se pose sur la bouche et qui touche et qui glisse une lèvre la deuxième et savoure et puis caresse encore et ranime de loin de très loin souvenir enchanté

 

le baiser

Isabelle Alentour, extrait de Je t’écris fenêtres ouvertes, (Editions LBL)

 

 

Nous vous donnons à présent rendez-vous le :

10 mars 2018 au MUCEM, Marseille, à 16h pour une discussion / lecture autour du travail de Dominique Sorrente (avec Olivier Bouras). Possibilité de prolonger la discussion au Café Regard de Provence…

 

 

Un jour si je me perds en toi,

Me rappelleras-tu ton nom ?

Un jour en toi si tu me trouves

Me révéleras-tu ton nom ?

François Cheng

 

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Emmanuelle Sarrouy & les poètes du Scriptorium