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23 février 2018

Le poème en son état critique: un intervalle de chandeleur ...

 

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Ce samedi 10 février se tenait Montée de l’Oratoire à Marseille le premier intervalle poétique de l'année…  Le poème en son état critique !

 

"Que pense le poème ?" (Alain Badiou)
… et que pensons-nous du poème ?

 

 

En guise d’introduction…

 

"Face au poème lu ou entendu, souvent donné comme parole de l’indicible, oscillant entre cris et chuchotements, expérience singulière du langage, que peut-on dire ou écrire qui ne fasse pas paraphrase, redondance ? À quelles conditions les critiques peuvent-elles apporter un éclairage pertinent ? Peut-on aujourd’hui faire place à des critiques « assassines » ou doit-on privilégier les coups de cœur ? Et l’auteur, se reconnaît-il dans le texte écrit à propos de ce qu’il a écrit ? Voici quelques questions qui seront mises à la table… » avait annoncé Dominique Sorrente.

 

L’état critique du poème donc… un grand débat !

Même au milieu des crêpes...

 

Comment se présente la critique, quelles sont les formes de critique du poème ? Et que peut apporter une critique de poème ? (positive ou négative ou encore neutre ?) … Pour le poète ? Pour le lecteur potentiel ?…

 

Historiquement, dans la période des années 60 et 70, l’obsession critique et la mise en question du « texte » » pouvaient conduire à effacer toute trace du poème dont il était question. Aujourd’hui, à l’inverse, le poème est tellement présent, cité, réclamé, qu’il n’y a plus beaucoup de place pour une réelle pensée, une analyse du poème, une mise à distance…

 

Il y a parfois des dossiers/études de vingt pages sur un poète, son univers, et parfois de brèves notes de lecture qui évoquent ce que laisse présager le texte.

 

Quelles sont les entrées pour appréhender un texte poétique ?

La biographie de l’auteur/e, le contexte historique, géographique…

Les courants de pensée, écoles ou collectifs de poètes auxquels il/elle appartient… Il semble y avoir aujourd’ hui un retour à l’intime et au quotidien…

 

Tels sont quelques-uns des sujets d’échange lancés et débattus au cours de l’intervalle.

 

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Thérèse Dufresne nous lit quelques passages de poèmes – à la manière du journal- d’Emilie Dickinson qu’elle présente actuellement dans les écoles, en soulignant l’écriture contemporaine de cette poétesse américaine du XIXe siècle –aurait-elle eu aujourd’hui un blog ?- et  la richesse sonore et musicale des versions bilingues. La traduction aussi est une affaire de poètes.

 

Dominique Sorrente nous présente une réflexion de Lionel Ray, s’appuyant sur le « secret » de Philippe Jaccottet, à propos du « langage du silence »… de la construction musicale d’un texte…

 

Et Gérard Boudes de rebondir en pointant une différence essentielle et complémentaire : le texte est constitué d’espaces blancs et de lettres noires, tandis que le ciel à l’inverse est un espace noir parsemé d’étoiles blanches… Comme un miroir inversé. En toute poésie.

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Patrick Godard nous présente à son tour Pour un lyrisme critique de Jean-Michel Maulpoix, notant à propos du poème que les critiques sont souvent soit trop techniques soit trop subjectives, et qu’il faudrait peut-être tout simplement plus décrire le poème…

Et de pointer quelques grands thèmes incontournables en poésie :

  1. « avancer / se retourner » (cf le mythe d’Orphée) : la mélancolie crépusculaire, la nostalgie, le futur et son royaume…
  2. « trouver / chercher » : le troubadour, la trouvaille, les objets trouvés… la quête l’Odyssée… la poésie permettant les points de rencontre !
  3. « couper / lier » : scander, marquer de fréquents arrêts ! La poésie comme « omnibus de la pensée » souligne encore Gérard Boudes.

 

Ce qui est en jeu dans la poésie serait donc la constitution d’une image (cette fameuse image manquante ?!), la poésie révélant des rapports justes mais non évidents entre les choses (Pierre Reverdy, Arthur Rimbaud…) serait une pensée d’agglutination que l’on peut comparer aux collages et au rêve.

 

Isabelle Alentour nous parle quant à elle de son expérience d’auteur comblée et de lectrice de critiques riches et argumentées, notamment sur le site en ligne Terre à ciel, qui lui donnent envie de lire par exemple… Kaspar de Pierre de Laure Gauthier dont elle partage avec bonheur quelques extraits.

 

Nicolas Rouzet, coutumier de la discipline, nous lit ensuite l’une de ses notes de lectures, à propos de L’été de Cécile A.Holban, tentant de restituer l’univers du poème, entre ressentis et citations, et de donner envie au lecteur d’aller voir d’un peu plus près…

 

Leonor Gnos de nous lire enfin quelques textes issus de Configuration du dernier rivage de Michel Houellebecq, suivis d’une critique à double tranchant de Fabrice del Dingo, journaliste et auteur, parue dans La Une Livres (Les Livres, Recensions, Poésie).

 

 

Certes il y a des études, analyses, recensions, critiques plus ou moins dithyrambiques, billets d’humeur, notes de lectures entre objectivité et subjectivité… Mais rien de tel que le poème, funambule de l’explicite et des silences chantants, virevoltant dans la permanence de son état critique. Parce que comme l’écrit Gérard Boudes, à la sortie d’un accident récent, le poème c’est l’expérience sans cesse renouvelée de la vie et de la mort, de la mort et de la vie… comme une respiration.

 

 

Poème en état critique

 

L’inspiration était faible

Il a fallu prendre un appareil

Pour la faire revenir.

Cela a marché faiblement, mais le texte

Est reparti.

L’ambulance a foncé

La sirène a hurlé.

 

Un poème blessé,

S’il vous plait, dégagez !

Il est dans un état critique.

 

Puis ils ont opéré

Et ils l’ont perfusé,

Goutte à goutte,

Vers à vers

Du liquide de consonnes

Et ils ont injecté

Quelques doses de voyelles.

Le voila allongé parmi les patients.

Il attend qu’elle revienne.

Qu’elle revienne qui ?

L’inspiration mon bon docteur,

Et surtout pas l’expiration.

Gérard Boudes 10 février 2018

 

 

 

Petit état des lieux des actions des œuvriers du Scriptorium :

 

- la Scriptothèque (architecture…) (Isabelle Alentour)

- Projet éditorial « 15 vues / 15 voix » (Olivier Bastide)

- Laurence Verrey vient de publier dans le dernier numéro de la très respectable Revue de Belles Lettres (Genève) une suite Entre île et aile qu’elle a bien voulu dédicacer « aux poètes amis du Scriptorium à Marseille, d’une île à l’autre ».

- Hommage rendu à Tania Sourseva au Théâtre Toursky

- Intervention prévue dans les restaurants d’entreprise EDF sur la thématique du Printemps des Poètes "L'ardeur".

 

 

A noter dans les agendas :

 

- 16 / 17 février 2018, Château de la Tour d’Aigues (84) : Le 3e Cabaret Poétique d’hiver de la Boucherie Littéraire

- mars 2018 : 20e Printemps des poètes sur le thème de l’ardeur poétique

-10 mars 2018, MUCEM Marseille – 16h : discussion / lecture autour du travail de Dominique Sorrente ( entretien avec Olivier Boura). Possibilité de prolonger la rencontre au Café Regards de Provence, et de finir la soirée avec le concert de Raphaele Lannadere

-17 mars 2018 -20h / 18 mars 2018 -17h, 3013 Marseille : Concerts Saison 2 des Ivres Vivants ( Dominique Sorrente, Audrey Gambassi, Lionel Mazari) qui interprètent leur nouveau répertoire

- 21 avril 2018, St Gens (84) : Caravane Poétique (Trace de Poètes/Pierres sèches en Vaucluse) sur le thème « dialogue entre l’eau et la terre »

- 26 mai 2018, Médiathèque de Robion : 11h lecture/performance de Dominique Sorrente & 15h déambulation poétique sur le thème « prendre le temps »

- 23 juin 2018, Parc Borély-Jardin Japonais : sieste poétique

 

Et en impromptu…quelques minuscules Baisers poétiques pour la Saint-Valentin.

  

 

Emmanuelle Sarrouy & les poètes du Scriptorium

25 décembre 2017

VEILLÉE DE DÉCEMBRE, le SCRIPTORIUM ENTRE NEIGE ET FEU

Samedi 16 décembre 2017

Se tenait à Allauch le dernier intervalle poétique de l'année…

Veillée entre neige et feu !

 

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Dog Star Man © Stan Brakhage (1961-1964)

 

 

« Mais à gauche, au-dessus de l’horizon,

Mêlé à la cime des chênes,

Il y avait un amas d’étoiles rougeoyantes

Comme un brasier, d’où montait même une fumée. »

Yves Bonnefoy, Début et fin de la neige


 « Et je dirai -le vent est frais,
Le ciel brûle d'étoiles »

Marina Tsvetaieva, Le ciel brûle

 

 

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   Une bien belle assemblée s’était réunie chez Bruno Pellegrini pour cette dernière soirée poétique qui déjà brûlait les derniers feux de 2017 et attisait la flamme de l’année 2018 à venir… Vingt et une personnes pour seulement deux excusés du voisinage et des signaux d'outre-Rhin et de Suisse! La soirée s’annonçait chaleureusement longue et joyeusement enflammée.

 

   Avant d’ouvrir les hostilités festives, et certainement pas l’inverse, Dominique Sorrente en qualité de président... présidait en rappelant brièvement le fonctionnement du Scriptorium, les possibles implications de chacun dans les projets actuel ou futur, ainsi que les précédents épisodes ayant eu lieu depuis le mois de septembre (voir comptes-rendus sur le blog: 12 septembre / 21 octobre / 18 novembre).

 

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   Il rappelait ensuite à l’assemblée attentive des scripteurs les prochaines étapes de 2018 jusqu’à la trêve estivale : Un double intervalle chandeleur « Place Net pour la poésie » et « Le poème dans un état critique » se tiendra le 10 février ; puis le 10 mars ouvrira le Printemps des Poètes autour du thème « L’ardeur poétique » ; le 21 avril (cette année à Saint Gens, 84) se déroulera la traditionnelle et très prisée Caravane poétique, en partenariat avec Pierre sèche en Vaucluse, dans le cadre du festival Trace de Poète, il aura pour thème « Dialogue entre l’eau et la terre » ; le 02 juin, une escapade poétique est à prévoir du côté de Robion (84) ; et enfin pour terminer en beauté, sera jouée la célébrissime sieste poétique, au début de l'été (date à confirmer) au nom comme un titre de film« Et au milieu sieste une rivière ». Lieu encore tenu secret… ou, si vous préférez, à déterminer… Toutes les idées étant bien sûr les bienvenues !

 

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   Isabelle Alentour de rajouter et de nous convier à un événement poétique non négligeable, ami et voisin, Le 3e Cabaret Poétique, organisé chaque année début février dans le Lubéron par la Boucherie littéraire ("Poésie nomade en Luberon"). Il devrait se dérouler les 16 et 17 février au Château de la Tour d’Aigues. Nous en reparlerons…

 

   Voilà qui était dit. Voilà qui était à faire.

 

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   Après quelques discussions à bâtons rompus sur ces grandes questions littéraires : Comment parler des livres que l’on n’a pas lus  ? (Pierre Bayard, éd. De Minuit) … Ou encore, comment ne pas reconnaître un prix Nobel en lisant les cinquante premières pages de son livre ? (Le Palace - sur l’Affaire Claude Simon)… il était plus que temps de passer du chaud au froid et vice versa, entre neige et feu, scintillements et autres étincelles poétiques… « Allumer le feu » pour faire briller dans nos pupilles et exploser à nos tympans mille flocons d’hiver naissant. Quelques voix nouvelles s’étaient pour l’occasion joyeusement mêlées aux voix rompues à la discipline, passant sans frontière de la poésie susurrée, déclamée, au chant, questionnements et autres judicieuses devinettes…

 

   Pour une soirée se côtoyaient en connivence neige/feu les écrits de Shakespeare, Marina Tsvetaeva, Nicolas Rouzet, Dominique Sorrente, Friedrich Nietzsche Jacques Roubaud, Jack London, Lou Raoul Annette Luciani, Lili Frikh, Yves Bonnefoy, quelques jolis hors pistes comme Françoise Héritier ou Lewis Carroll, et quelques autres allumés…

 

« la neige aussi. Elle donne le droit

de traverser le champ,

parce qu’elle a recouvert

les territoires et les limites,

et qu’on marche d’un pas appliqué

sans blesser les pousses. »

Dominique Sorrente, Les gens comme ça va (Cheyne, 2017)

 

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   Une veillée poétique des plus lumineuses qui clôturait cette année 2017 par un rappel, en ces temps obscurs, de l’absolue nécessité de se rassembler envers et contre tout, d’échanger, palabrer sur la vie le monde et l’éphémère dans la chaleur et la fraternité.

 

   Nous vous donnons à présent rendez-vous en 2018 pour la suite des poétiques aventures du Scriptorium !

 

 

« … tandis que d’autres ont divers mots pour la neige de Laponie et c’est muotta la neige en général et vacca, la nouvelle neige et abbas, la neige non piétinée celle que préfèrent les rennes et ciegar, la neige piétinée et saenas, la neige granuleuse et facile à gratter et skar’ta, la neige gelée en fines couches et cuono, la neige gelée en couches épaisses et caer’ga la neige gelée en plaque et jassa la neige gelée en plaque isolée l’été et sievla la neige mêlée d’eau qui prend la marche pénible au printemps, disent-ils et la peau comme neige qui fond des mains de ta mère… »

Lou Raoul, Sven (Gros Textes, 2011)

 

 

« Et maintenant

Allons contempler la neige

Jusqu’à tomber d’épuisement »

Matsuo Basho

 

Dog Star Man © Stan Brakhage (1961-1964)

Dog Star Man © Stan Brakhage (1961-1964)

 

« Et laisse,

Laisse flamber la neige »

Annette Luciani, Si le feu même

(Terres de femmes, éd. des Lisières, 2017)

 

 

                                                                                                     Emmanuelle Sarrouy

                                                                et les poètes du Scriptorium

30 novembre 2017

Écrire le monde en peinture - l'intervalle de novembre au Scriptorium

 

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Terristoire 10  E.Sarrouy

 

Samedi 18 novembre 2017 

 

 

« Regarde cette tache blanche là-haut, on dirait
une immense fleur mais ce n’est peut-être que l’envers
d’une feuille : il y a si peu de vent.
La nuit ici doit être pleine de trappes, de bruits inconnus.
Mais le plus beau parce que le moins supposable,
c’est encore le lever du jour.
Tout ce qu’on ne se pardonnera pas d’avoir manqué. »

« dialogue créole » entre André Breton et André Masson

(Martinique charmeuse de serpents, éd. du Sagittaire, 1948)

 

« ...l'art est parfait quand on ne signe pas une dernière esquisse. » 

Pierre Dhainaut, Trois études de mains (revue Diérèse # 71)

 

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  Ce samedi 18 novembre  les poètes du Scriptorium, peintres et artistes plasticiens se retrouvaient pour un échange fécond autour des relations entre écriture et image. De questionnements en expérimentations… Plusieurs démarches pour dire le monde. On peut certes opter pour la démarche descriptive qui consiste à redire le monde d’une autre manière, ou bien se lancer dans la riche démarche des équivalences plastiques et textuelles. C’est la pratique qu' Henri Tramoy et Sylviane Werner expérimentent avec conviction. Ils nous ont présenté pour l’occasion leurs collages et textes en échos, travail commencé en 2012, laissé quelques temps de côté, mais qui ne saurait tarder à refaire surface. 

 

  Nicolas Rouzet, pour sa part, nous proposait un très beau texte de Pierre Dhainaut, Trois études de mains paru dans la revue Diérèse # 71 sur le travail de Géricault, Giacometti, et sur l’auteur lui-même aussi… Et de nous déclamer ensuite son poème court et percutant L’Arche russe à propos du film éponyme d’Alexandre Sokourov.

 

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  Isabelle Alentour nous présentait, quant à elle, deux livres peinture et texte –Jean Rustin ou la vie échouée de Michel Bourçon (éd. La tête à l’envers)- et texte et photographie – Parenthèse(s) d’Isabelle Alentour et Zazpi (auto-édition)- avec un petit jeu de devinettes à la clé… Et si à l’inverse on écoutait un texte puis on essayait d’en deviner l’image ? Les imaginaires s’en donnèrent à cœur joie !

 

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  Emmanuelle Sarrouy prit le temps de nous présenter son travail d’artiste hybride, et notamment cette lecture performance dansée Suppléments d’âmes jouée dernièrement à Marseille pour les 30 ans des Instants Vidéo Poétiques et Numériques. Un travail d’allers/retours, équivalences, entre texte danse et image vidéo (tracés lumineux projetés sur le corps d’une danseuse).

 

  Ce fut ensuite à Daniel Vincent  de dévoiler un subtil montage en vidéo de son travail de peintre nommé « les Vanités joyeuses » qui avait su convoquer en son temps une suite de poèmes inédits de Dominique Sorrente.  (Lire la Note "Autant en emporte..." du 14 octobre 2015 ) 

 

  Il était ensuite temps de passer à un atelier pratique autour du magnifique tableau réalisé par Colette Papilleau « La clairière de Robinson » (voir ci-dessous). Un travail d’autant plus créatif et multiple qu’il est déclenché par un inducteur. Et la magie était ici encore au rendez-vous. Sur une même image, il y eut autant de textes différents que de personnes présentes. Car il est toujours question de créer le monde à sa manière… Écrire en ricochet, en résonance, s’attacher à la plasticité de l’œuvre, au motif, traduire un ressenti, une intériorité… L’existence ou la connaissance d’un titre peut également être un élément déclencheur inspirateur ou perturbateur de ce que l’on va dire ou pas de l’œuvre…

 

  Comme le rappelait justement Henri Tramoy, après les étapes du décryptage et du passage à la forme narrative, le moment de lecture collective et plurielle permit de mettre en évidence la richesse même de ces échanges. 

 

  Et même si le poète ou l’artiste ont parfois du mal à se situer entre inquiétude et ouverture, ils sont toujours infiniment et joyeusement tentés par cette prise de risque, malgré tout nourrissante, comme un basculement nécessaire vers la création de quelque chose de neuf, enrichi… vers la naissance d’un monde éternellement nouveau.

 

« à l’ombre du bois doré

la lumière

te va bien » 

 

               Emmanuelle Sarrouy & les poètes du Scriptorium

 

COLETTE PAPILLEAU ET D SORRENTE devant tableau ROBINSON.JPG

                                                      Colette Papilleau et Dominique Sorrente

                                               devant le tableau de l'artiste "La clairière de Robinson" 

 

 

              Et tu songes aux nuées pures sur ton île, quand l’aube verte s’élucide au sein des eaux mystérieuses. »

 

                                                            Saint-John Perse - Images à Crusoe (1904)