Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

14 octobre 2015

Autant en emporte...Écho en Vanités Joyeuses peinture Daniel Vincent/texte Dominique Sorrente

 

fa4278_276a98fb67be43a5b49b52418c33e612.jpg_srb_p_600_557_75_22_0.50_1.20_0.jpg

 

Cest pays, et pas même pays, car plus de ligne, plus de jointures,

On ne s’espace plus, sans limites on avance,

Un jour l’histoire d’aimer part dans la brume

Parmi les soliloques et les étreintes, ouate en costume,

L’histoire d’aimer se met à pencher dans le vent,

Pantalon sans bretelles, récit qui ne tient plus

À la lisière, et que te reste-t-il, à la fin, dans la nuit échappée,

Quelle saison débordante à nommer ?

Tu penches comme ballon qui prend son quart de vent

Pour les autres pays déjà,

Tu sens bien qu’autant en emporte

Le vent qui jamais n’est pays.

 

                     Peinture Daniel Vincent/ texte Dominique Sorrente

 

"Autant en emporte" est l'une des quarante peintures en acrylique sur toile réalisées par Daniel Vincent sous le titre générique de Vanités Joyeuses.

Ces exercices sont nés à la faveur de la fureur quotidienne de petites annonces déposées dans la boîte aux lettres qui provoquèrent chez le Maître du Brûlat une salutaire réaction créatrice.

 Liquidation totale ou Tout doit disparaître...Tel est le mot d'ordre de ces oeuvres saisissantes qui attirèrent spontanément, dans une vie ultérieure, quelques textes en contrepoint d'humeur. 

                                                                                    D.S.

                          

 

11 février 2015

QUAND LA REVUE DES ARCHERS écrit NON à plusieurs mains

 Présentation numéro Archers NON.jpg

La revue des Archers avance. D’un pas continu, alerte, multiforme. Treize ans de route…

 Pour sa livraison 25, elle a relevé le pari lancé par le Printemps des Poètes 2015 de faire vivre « l’Insurrection poétique ». Et pour cela, elle a choisi d’écrire NON à plusieurs mains, comme un palindrome ouvert à tous les vents.

 

La quatrième de couverture cite Pasolini :

 « Et aujourd’hui, je vous dirai

qu’il ne s’agit pas seulement de s’engager

en écrivant, mais en vivant :

il faut résister par le scandale

et dans la rage, plus que jamais… »

 

Vaste projet que ce numéro foisonnant anime de belle manière. Du « debout les morts » (Jacques Lovichi) à Vedere Napoli e poi (Françoise Donadieu), on découvre ici 27 contributions inédites : des textes qui réveillent, émeuvent, zèbrent le réel, court-circuitent les conformismes, disent des paroles en révolte face à des situations incongrues ou insupportables. Et tout cela, sans jamais concéder aux facilités des seuls « bons sentiments » qui, s’ils protègent de la pollution des cynismes contemporains, ne sont jamais à eux seuls le gage de textes denses.

 

Lorsque Jean-Pierre Cramoisan dans un long argumentaire nourri déclare « Merde à Duchamp », il fait trace d’écriture, tout autant mais d’une autre manière que l’Etonnamment ici de Denise Desautels, les Maudites de Joëlle Gardes, ou encore cette émouvante suite Du jour au lendemain qu’Yves Broussard a rappelée de ses heures algériennes.

 

« Les loups » d’Hamid Tibouchi ont ouvert nos portes et se promènent dans nos intérieurs. Bien des poèmes et proses réunis dans ce numéro en attestent. Mais il y a aussi cet envers, ce rebond, symbolisé par le Rêve d’Archer catapulté par Emmanuelle Sarrouy pour nous tenir en éveil :

« Nous étions des centaines

Nous étions des milliers

Legolas, Sagittaires

Et autres figures légendaires

Au cœur des vastes plaines lunaires

À lancer inlassablement

Nos flèches incandescentes

Et rien, non rien, ne pouvait nous résister… »

 

Ici, les résistances ne sont pas des mots empêtrés. Elles sont au travail de l’intime, lucide, fervent, partagé. C’est de ce nécessaire balancement entre le lyrisme insistant et les cortèges de refus que la condition poétique se modèle. Notre époque porte ce tempo-là au cœur, et les récentes déflagrations de janvier le montrent à leur tour. Et c’est l’honneur et la dignité des écrivains qui ont ici livré leurs textes que de ne pas esquiver ce défi du véritable engagement qui ne sera jamais un cri de meute. Henri-Frédéric Blanc le signe dans son éditorial :

« Il y a de nouvelles choses à chanter mais quand

même, oui, notre refrain sera un grand NON ».

 

Et le chat vigilant qui figure sur la couverture de ce numéro 25 ne semble pas le démentir.

 

Dominique Sorrente

 

 

La Revues des Archers vous sera envoyée contre règlement à l’ordre des Editions Titanic Toursky (abonnement 2 numéros : 25 euros ou 15 euros l’unité).

 

Adresse postale:

Revue des Archers

16 promenade Léo Ferré

13003 Marseille

 

Disponible en permanence au théâtre Toursky à Marseille, sa diffusion est assurée par Difpop : T :0143620807

 

Pour tout contact courriel: revuedesarchers@gmail.com

 

 

Couv Archers 25.jpg