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07 octobre 2020

ENTRETIEN EXPRESS AVEC D SORRENTE à LA DIGUE DU LARGE

 

à l'occasion de la sortie de A la digue du large (créé avec le peintre Gilles Bourgeade, édition Tipaza, 2020), Dominique Sorrente trace quelques repères pour la lecture-signature-expo qui se déroulera prochainement à l'atelier Christine Fabre Bourgeois à Marseille. Une mise en condition tonique !

En route pour le déchiffrement...

                                       

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     Dominique Sorrente                Gilles Bourgeade

INVIT 11 OCT.jpeg

AJL : Côté livres, on vous avait quitté en poésie (avec « Les gens comme ça va » (Cheyne, 2017), qui portait toute son attention à l’humain contemporain, étrange et familier, au sortir des attentats de 2015...Ici, on vous retrouve au contact avec les éléments, et notamment la mer, votre proche horizon à Marseille, comme un prolongement de cet autre livre, "Mandala des jours". D’où écrivez-vous aujourd’hui?

 

DS : J’écris d’où ça me chante !  "Est-ce ma faute à moi si ce n'est pas le même à chaque fois..."(sourires). Chaque pierre de touche me renvoie à l’autre. Ce n’est jamais le moi raisonneur qui commande les poèmes. Ici, je ne délaisse pas la pâte humaine, loin de là. Mais je réapprends à respirer pleins poumons et j’aimerais donner à respirer face à la mer.

 

AJL : C’est un livre à double entrée. Un poète, Dominique Sorrente et un peintre, Gilles Bourgeade. Comment se passe la  co-existence entre les auteurs ?

 

DS: Complicité, connivence, compagnonnage...espérons que nous n’en restons pas à la première syllabe…! Gilles Bourgeade est un peintre d’une rare agilité, à l’écoute des poètes depuis longtemps. Lorsque je lui ai avoué ma passion pour le ping-pong, aussi bien physique que mentale, il a répondu banco ! Nous avons réalisé un « Carnet à double vue » pendant le confinement de printemps. Ici, avec A la digue du large, la mise en résonance a également opéré. Et Gilles Bourgeade a inventé ses digues en contrepoint des poèmes. Son art est de créer un univers ...parallèle...sans que l’image ne dévore jamais l’aventure des poèmes. Dans ce travail de pastels, il glisse entre Turner et Rothko, si j’ose dire…Et, comme disent les sportifs, il a un gros volume de jeu qui mérite le respect!

 

AJL : Et l’éditeur, Tipaza ? On voit vite que ses livres sont réalisés avec un sens aigu de la forme…

 

DS : Oui, Gilbert Casula et Yvy Bremond sont particulièrement attentifs à la disposition graphique, aux alliances des formes. Et jamais en panne de projets innovants. « A la digue du large » est le premier livre d’une nouvelle collection Nota Bene qui accueillera bientôt un deuxième ouvrage, « Ajouter au désordre », de Jacques Brossard et Roland Kraus. Des ouvrages en série limitée ( et avec quelques rares exemplaires de tête) qui, je l’espère, trouveront leurs lecteurs. Il faut saluer les éditeurs, tels que Tipaza, qui réalisent des livres de poésie dans la conjoncture actuelle.

 

AJL : Comment voyez vous la rencontre avec le public ?

 

DS : J’aime dire qu’écrire, c’est ouvrir une fête. Et pour qu’elle soit réussie, il est indispensable de partager une rencontre. C’est la raison pour laquelle nous avons donné rendez-vous avec les futurs lecteurs, ce dimanche 11 octobre, à Marseille, au 25 cours d’Estienne d’Orves. C’est un immeuble emblématique de la vie artistique, avec au rez-de-chaussée la librairie salon de thé Les Arcenaulx, et aux étages plusieurs ateliers d’artistes. Notre rencontre est accueillie par la relieuse d’art, Christine Fabre Bourgeois, ce qui est réjouissant et correspond bien à la démarche de tissage entre les arts que pratique aussi  notre livre.

 

AJL: Et quel sera le mode d'emploi de la, ou plutôt des rencontres ?

DS: Rencontre au pluriel, vous avez raison. Trois séquences sont prévues pour garder une jauge adaptée compte tenu de l'épidémie en cours et des précautions sanitaires que nous respectons. Une séquence à 16h, une à 17h30, une à 19h. Le public doit juste réserver par mail ou téléphone. Il y aura la partie signature des exemplaires, puis une présentation du livre par les auteurs. Je donnerai une lecture à voix haute de quelques poèmes, ma guitare traînera dans les parages... Sans oublier de jeter un regard sur l’exposition d’oeuvres de Gilles Bourgeade et un échantillon de mon fonds personnel d’auteur.

 

AJL : Le poème pour relier, en somme ?

DS : Oui, plus que jamais, en ces temps de recroquevillement, de frilosité, je plaide pour des moments de rencontre, comme nous le faisons au Scriptorium. La pandémie actuelle n’est pas une parenthèse, elle signe une mutation, selon moi, et nous devons donc trouver des solutions, des pratiques adaptées, sans rien céder de notre ferveur. En aucun cas, nous ne sommes appelés à nous dissoudre ! Vivre sous le signe de la poésie, c’est désirer ardemment nous relier, avec les mots dans leurs capacités de vibration. La poésie est d’abord un creuset, un lieu medium dont nous, les poètes, les artistes sommes les vecteurs privilégiés.

Il y a du bonheur à créer ces moments, et encore plus à les vivre à plusieurs. J'espère que le public répondra à cette invitation à "ouvrir la fête"...

 

AJL : Et j’imagine alors que vous allez lever votre verre ?

DS : (sourire)

Je lève mon verre (invisible)

à la beauté, la clandestine,

la fugitive encore à naître,

 

à celle qui ne demande pas la permission

d’entrer, de sortir, de passer…

 

                                                                             

               Propos recueillis par Anne J.Lofoten

 

                                    ***

Pour participer à la signature-lecture-expo de A la digue du large, trois rendez-vous sont prévus : à 16h, 17h30, 19h.

Réservation obligatoire à poesiescriptorium13@gmail.com ou par téléphone : 0491339331

Adresse : Atelier de reliure Christine Fabre Bourgeois, 25, cours d’Estienne d’Orves, 13001 Marseille

 

                                                     

                                                         DIGUE 8.jpg

                                 

 

13 février 2019

DANIEL SCHMITT a 90 ans: un PRINTEMPS DES POÈTES en février

                      Au fur et à mesure qu'il avançait dans cette ville trop connue,

                     les rues devenaient nouvelles   

                                     Daniel Schmitt, extrait de Donné par la nuit (Lo Païs)

Le triomphe de DANIEL  S.JPG

Quel bonheur ! J’ai connu à Puryicard, au nord d’Aix-en-Provence un vrai Printemps des Poètes avant l’heure. Un 9 février. Mieux qu’un lever de rideau. Tous ceux qui viendront faire « événement » le mois prochain n’ont qu’à bien se tenir pour être à la hauteur.

 

Le poète Daniel Schmitt vient de fêter ses 90 ans, et nous étions quelques-uns à l’accompagner dans ce geste qui fut aussi celui de croquer dans un gâteau de livres à nul autre pareil, et de compter les bulles de champagne comme tous ces jours traversés.

 

IMG_20190209_132810 La leçon de Daniel copie.jpg

J’ai une immense affection pour le poète de Donné par la nuit ( édité par Lo Païs, 1997). Je partage avec lui  mes initiales ( il est mon aîné dans la famille des D.S.) mais aussi évidemment bien plus que ça. Un homme rare, agile, courtois, capable d’une merveilleuse attention, et qui connaît encore par cœur des poèmes et des pensées qu’il partage à l’envi avec le public du moment. Il se dit « rangé des voitures » et tant mieux. À nous les chemins de traverse où il y a du prodige à trouver.

 

Daniel et Manou.JPG

Ce samedi où nous avons fêté son bel âge, il nous a encore gratifiés du souvenir de sa première rencontre avec Pablo Picasso. Une salve ! C’était en 1958. Son ami Lucien Clergue lui avait demandé un insigne et surprenant service, faire le quatorzième à la table du maître…et Daniel se demandant bien ce que c’était que cette affaire tordue, mais toujours partant pour l’aventure d’amitié, avait accepté. Il avait pris son intrépide solex, fait quelques heures en deux-roues de Cannes-la Bocca au Pont du Gard chez le collectionneur d’art, Douglas Cooper. Le solex et son conducteur s’étaient amusés comme des fous dans l’ambiance guindée des limousines.

Dans la demeure, un Nicolas de Staël traînait par terre. Paulo Picasso servait les apéritifs de son père.  Daniel se souvient qu’il avait bu là son premier whisky et qu’on l’avait installé à côté de Jacqueline et en face du maître.

Fin de l’épisode.

 

À notre dernière rencontre, il y a peu, Daniel nous avait crédité d’autres histoires réjouissantes avec un art consommé de l’effet et une rare précision dans les détails. Comme Marie Ginet lui parlait de slam, irritée de la méconnaissance de nombreux poètes en la matière et capables pourtant de discourir sur le thème (lire son excellent article « Slam, peuple et poésie », publié dans la revue Terre à ciel https://www.terreaciel.net/Slam-peuple-et-poesie-par-Marie-Ginet#.XF_lIs9KjOQ   ), Daniel Schmitt, haut comme deux pommes et demie, était allé se hisser au-dessus d’une bibliothèque et avait brandi avec un grand sourire une coupe, en racontant l’histoire de son trophée. « Ça s’est passé en 1993. Deux américaines qui avaient sans doute connu Marc Kellly Smith, le fondateur du mouvement slam, ont eu l’idée d’organiser un premier concours de slam en France au château de la Napoule. Elles avaient battu le rappel. Et de ce fait, il y avait beaucoup de monde, et notamment toute la poésie qui compte et qui voulait se montrer pour ce moment. Je me suis inscrit. Le concours était mené tambour battant. Je disais un texte différent à chaque fois comme il se doit. Le public votait. Les compétiteurs tombaient petit à petit. Les poètes éliminés faisaient de drôles de têtes. Et c’est moi qui suis resté ! J’ai gagné des t-shirts, devenus des reliques, et cette coupe ». La rencontre pionnière de La Napoule ne fut jamais renouvelée. Fin d’épisode. On en fut quittes pour une photo de fortune.

 

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        Daniel Schmitt et Marie Ginet, Cannes janvier 2019

C’est le même Daniel Schmitt, admirateur de Trenet, qui a souvent côtoyé René Char, André Villers, et plus tard écrit des paroles de chansons pour Henri Salvador.  

Fidèle à sa passion de toujours, la poésie. Sans faux-fuyant, draperies, coteries sociales, avec juste le goût d’enchanter le réel, malgré les malheurs des temps.

 

Déjà enfant, atteint gravement de la scarlatine, il avait inventé dans un délire de fièvre le nom de ses ennemis « les « hangués » pour mieux les convertir en mots.

Et aujourd’hui, il en est de même : face aux monstres de notre époque dont il se sent étranger, s’accorder quelques bulles d’air, ou phrases caressantes. Et partager tout ça, partager avec ses plus intimes, comme sa femme Manou, la « Manou des quatre saisons », ou Lucile, son arrière-petite fille aux coloriages étincelants. Partager encore avec le premier venu.

 

IMG_20190209_154805 Le gâteau.jpg

Ce 9 février, à Puyricard où merveilleusement accueillis par sa fille Nathalie, nous fêtions notre ami, Daniel a refait ce geste que je l’ai vu faire tant de fois : sortir de son sac un feuillet, sa « Besace », et nous en donner à chacun un exemplaire.  On pouvait lire un poème de novembre-décembre 2018, grave comme la conscience du temps. Et l’énigme de ce que nous devenons en « disparus » que tôt ou tard nous serons.

                                                             

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                     A gauche, le photographe et plasticien André Villers - à droite Daniel Schmitt 

 

 

Comment va-t-il se rassembler

Le Dispersé

À qui donc va-t-il ressembler

 

Comment va-t-il se rencontrer

L’Éparpillé

Dans quelle improbable contrée

 

Qui ou quoi va-t-il retrouverL’Introuvable Trouvère

De trous d’air en trous d’air égaré

 

La trace et le reflet d'une chanson.jpg

Avec ma guitare, j’ai chanté la chanson « Petit prince de nonante ans » que j’avais écrite et composé en l’honneur de mon D.S. Et dit un poème « Quand l’année me tourne la tête » qui me semble avoir été écrit par lui. J’ai fait ça du mieux que j’ai pu comme Lucile avec son cadeau coloriage. J’ai été payé d’une embrassade d’évidence. Ici la vie ne ment pas.

 

Oui, l’anniversaire a bien duré jusqu’ à 18h30.

Le temps de la poésie s’étire en douceur. Avec le consentement des convives complices. Dont le peintre aixois Gilles Bourgeade, qui fut le passeur inspiré entre Daniel et moi. Pour ceux qui ne connaissent pas, visitez sans attendre son atelier virtuel: http://gilles-bourgeade.wixsite.com/arts

 

  

Au moment où je devais repartir, j’ai vu Daniel déplacer son auto. Il s’apprêtait à repartir vers Cannes, vers son appartement à double vue montagne et mer. Avec Miro, Cocteau, et tant d’autres dans son coffre à souvenirs.

Avec Manou, dans son silence parlant, « Manou ma saison jusqu’au bout ».

 

Gâteau livre d'anniversaire.jpg

 

 

Un poëte est un sentier

Un chemin de traverse

Parfois même une impasse

Et c’est bien comme ça

 

Avec plein de gens de rencontre

À chaque Besace expédiée

Contre la mort contre la montre

Je fais l’amour ou l’amitié

 

Et que nous dit ici Lucile (qui a 4 ans et demi maintenant) ? :

« Je décide et tout est possible ! ».

 

Même pour Daniel de mettre un tréma sur le e de poète. Sans sourciller.

 

  

                                                     Dominique SORRENTE

 

 

 

13 juin 2018

IL DIT ENCORE...à Christian Gabriel/le Guez Ricord (1948-1988)

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                                         portrait de Christian Guez par Jean-Marc de Samie

 

                                   IL DIT ENCORE…

 

                                                             Je n’ai plus connaissance sinon

                                                           du seul silence qui là-bas m’a reconnu


                                                        Christian Gabriel/le Guez Ricord

                                                                                               

Il dit encore :

c’est ainsi

l’emplacement exact

où j’ai perdu mon chemin

sur la terre de l’insensible.

 

Quelque chose a bougé

pour que se forment en chrysalide

dans cette nuit plus loin

l’exil et la patience.

 

Il dit encore :

la nuit, c’est elle encore, ce pli durable, toute ma vie en quarantaine,

elle dans l’enchevêtrement des pas,

ou bien

l’acte de s’éloigner encore et encore

au paysage des années,

quand on sait de moins en moins dire : « où es-tu ? »

et que pourtant on cherche dans les recoins

le maître de l’insomnie.

 

Il dit encore : continue de manger le petit livre oublié,

qui est fait de présent et d’oubli, dans la dépossession ouverte

où ne se joue plus le temps ni son contraire.

 

Il dit encore : visage toujours pâle,

vêtu de peau arabe, portant sourire hébreu,

et l’habillage des résolutions qu’on retourne,

et les tendresses au milieu des hoquets, et le café

pour saturer le marc de la parole.

 

Il dit encore :

écartez-vous de ceux qui ont morcelé l’innocence,

il y a désormais ce peu d’écorce laissé sur le sol,

ce glyphe d’éphémère malmené par le sable,

 

et dans ma constellation, vous me reconnaîtrez,

je  suis le poursuivant des dernières poussières,

l’ange posté contre le mur,

 

Germain Nouveau en perdant magnifique

est l’ami éprouvé

et le chien s’en souvient

au parvis de la basilique Saint-Sauveur

où tous les amoureux distribuent la monnaie des morts.

 

Il dit encore :

sur le fronton de la rue du sommeil,

on a posé ces vers

Pourquoi le nom du navire

Puisqu’il est l’heure de l’étoile

et l’étoile depuis se poursuit, à la tourne des heures,

et dans le vide maternel, même une mandoline

devient

un corps fébrile.

 

Il dit encore : ne cessez pas de questionner,

qui peut départager

celui qui sait et l’autre, tête-bêche,

dans la sueur amère des nuits que nous formons ?

 

Il dit encore : l’un après l’autre, vous partirez aussi,

tandis que les retardataires vous donneront le geste machinal

comme on allume un feu

de l’autre côté du fossé.

 

Il dit encore : vingt-quatre années plus loin,

c’est si peu sans langage,

peut-être dans vos noms sentirez-vous ma revenue

d’un temps à l’autre, et cette part de trouble

au coin de la rue qui s’absente.

 

Il dit encore : et chacun à son tour devra tomber,

en racontant les fenêtres écorchées,

routes, sœurs perdues, rien ne trompe le temps,

mais ce n’est pas le fin mot de l’histoire,

quand les instants convoient le souvenir

de la fête des morts en lumière

et les deniers de la raison,

 

j’ai vu

une barque qui a quitté le ciel en l’emportant pour toujours avec elle.

 

C’est un long jour parmi les nombres, parmi les eaux ;

où se tient-elle,

celle qui saura en moi

blottie dans mon impasse

prélever la part sauve du temps ?


 Si elle se glisse

en lune autour du cercle,

continue d’écouter

l’heure ouverte

qui jamais ne descend tout à fait.

 

Nous écrirons à quatre mains le psaume,

je te le dis,

et suivrons dans les yeux

la lueur du jour qui ne délivre aucune trace.

 

Il dit encore : éclipse,

le feu caché des circonstances.

 

puis le Seul

nageant au seul amour,

veillant au cœur,

c’est d’ici que toujours

nous partons.

 

       (extrait de Il y a de l'innocence dans l'air, édition L'Arbre à paroles, 2014)

 

 

Ce poème en prolongement de la belle soirée d'évocation partagée le 11 juin 2018 au théâtre de la Casina à Marseille avec des proches et nouveaux amis de Christian G. Guez Ricord.

Parmi eux, la dernière compagne Mireille Mammini, le photographe Jean-Marc de Samie (dont le témoignage de scènes sur le vif est prenant), le sculpteur et peintre André Lauro, ami au temps de Vaudrans, l'écrivain et critique d'art Alain Paire, les poètes André Ughetto, Marien Guillé, Jacques Lucchesi ...

Merci à Martin Kimmel d'avoir accueilli ce moment de ferveur et à Danielle Manoukian d'avoir prêté sa voix. 

L'oeuvre de Christian G. Guez Ricord continue de s'écrire et de se dévoiler grâce à des éditeurs fidèles et obstinés, Anik Vinay (L'Atelier des Grames), Christian Le Mellec (Le bois d'Orion), avec le concours de Bernar Mialet, exécuteur testamentaire, et le remarquable travail de déchiffrement lancé par Ana Maria Girleanu en 2008, lors de sa thèse universitaire « Négation et Transcendance dans l’œuvre de Christian Gabrielle Guez Ricord » ( Paris IV).

À signaler récemment la lecture d'extraits de la Couronne de la Vierge par Caroline Sagot-Duvauroux au Marché de la poésie de Paris.

Egalement la belle présentation faite par Olivier Boura qui figure dans son Dictionnaire des écrivains marseillais (édition Gaussen, 2017).

Et encore le documentaire Devenir Ange réalisé par Stéphane Sinde: http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/28045_1

Pour entendre la voix de Christian Guez Ricord, on peut retrouver la belle émission de Catherine Soulard "Surpris par la nuit" (France Culture): https://www.youtube.com/watch?v=_wqWp1J7hjo

Un voeu (parmi bien d'autres, concernant l'oeuvre de "beauté géante" tant poétique que picturale de Christian G.Guez Ricord : la réédition de l'ouvrage à deux mains "Du fou au bateleur" écrit avec le psychiatre Jean-Pierre Coudray en 1984. Qui s'y collera ?

Mon exemplaire unique réclame compagnonnage...

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