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07 octobre 2021

PATRICIA LE ROUX, in memoriam (16 septembre 1958- 17 octobre 2011)

 

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Regardez la nuit derrière nous,

Et voyez devant comme elle est transparente!

Les plantes d'ombre étendent leurs branches vers le jour.

 

Il fait céleste par devant, criez-le mais criez-le !

Même la mort ne coupe la pente où nous montons,

Ne perdons pas le souffle comme des adultes,

C'est l'enfant qui s'envole en nous!

 

                           Patrice de la Tour du Pin

                          ( Hymne, Petite somme de poésie, 1957)

 
 
Look at the night behind us,
And see before us how transparent it is!
The shade plants stretch their branches towards the day.
 
It is heavenly in front, shout it out but shout it out!
Even death does not cut the slope we climb,
Let us not lose our breath like adults,
It is the child who flies in us!
 
Patrice de la Tour du Pin
(Hymn, Little sum of poems, 1957)
 
translated by Cynthia Sikorski 
 

Patricia Le Roux ( 1958-2011) est né à Lyon. D'un père provençal, d'origine italienne et polonaise, et d'une mère écossaise. Elle a vécu son enfance au Tholonet, le pays de Cézanne, près d'Aix-en Provence. Ses études la conduisent à la faculté de médecine de Marseille en médecine générale, puis médecine du travail et pédiatrie. Elle marque une prédilection pour les stages au service des urgences, ainsi qu'à la caserne des pompiers d'Aix en Provence.

  

Elle exercera, par la suite, en pédiatrie en cabinet libéral à Marseille, d'abord sur le rocher de Samatan, puis à l'entrée du vallon des Auffes, entre 1991 et 2011. Parallèlement à son activité de praticienne, elle va développer une action au niveau politique et syndical, tout en approfondissant son travail de recherche en homéopathie dont témoignent ses publications. De 2000 à 2011, elle est secrétaire générale de l’ECH (Comité Européen pour l’Homéopathie) à Bruxelles. Elle est également le vice-président du SNMHF (Syndicat National des Médecins Homéopathes Français).


Elle enseigne régulièrement dans toute l’Europe comme membre de l’équipe des European flying doctors, créé par l’ECH.

À Marseille, elle devient responsable du Comité éthique (Ethics and Europe) du Centre hospitalier universitaire où elle travaille dans le service d’oncologie pédiatrique.


Elle fera aussi partie du groupe C.h.u.m.s  qui étudiait la Matière Médicale. Elle participera ainsi régulièrement aux travaux de l’école de Fréjus, dirigée par Didier Grandgeorge, qui avait été son professeur durant ses études à l’hôpital de Marseille.


Elle a publié de nombreux ouvrages dont « Homéo et Juliette », préfacé par le poète Dominique Sorrente, ouvrage écrit pour le grand public et les patients, et qui contient une étude complète sur les remèdes de la famille des Lacs. Elle a publié un travail important sur les Acides, « L'énergie homéo-hydrogène » traduit en anglais et en allemand, contenant des cas cliniques aidant à mieux comprendre les 27 Acides présentés. On lui doit aussi plusieurs articles dans le journal Links, où elle fut responsable des publications françaises, et dans Spectrum of Homeopathy. Son dernier ouvrage est un travail novateur sur les Actinides.


Patricia Le Roux était depuis 1983 l'épouse du poète Dominique Sorrente avec qui elle a eu 4 enfants.

Elle est décédée le 17 octobre 2011, à la suite d’un tragique accident sur la voie publique à Paris.

Le 17 octobre 2021, dix ans après son décès, un hommage particulier lui a été rendu à l'église Saint-Eugène d'Endoume (Marseille 7°).

 

 

01 octobre 2021

LA REVUE DES ARCHERS 38ème salve en poésie...

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couverture du numéro 38 de la revue des Archers (peinture Richard Martin)

 

  Bonne nouvelle: le numéro 38 de la revue des Archers est à présent sorti des presses! De quoi se réjouir et marquer...le début d'une vraie récréation...nerveuse, combattive, pleine de surprises. Et des rafales d'émotions.

  L'édito d'Henri Frédéric Blanc donne le ton avec verve et humour qui n'exclut pas le goût de ferrailler.  "Depuis vingt ans, la Revue des Archers résiste à la normalisation des lettres. Elle évolue sous les radars de la police de la pensée, une furtivité garante de la liberté"...

 

  Le sommaire de la revue ( autre excès du genre) se retrouve en page ...19. Et il mérite l'attention. On y trouve, selon la loi joyeuse de la revue des textes d'auteurs dits confirmés avec des voix résolument nouvelles qui trouvent ici leur premier terrain de compagnonnage. Des textes d'auteurs disparus aussi et des écrits d'auteurs...à naître.

  Symbole de ce numéro, la couverture ( et la quatrième) où l'on trouve un portrait réalisé par le comédien et directeur du théâtre Toursky, Richard Martin, lui-même, peint à l'âge de tous les possibles. "Au carnaval de la vie" (Emmanuelle Sarrouy), tout peut advenir, semble dire ce numéro. De la fréquentation de l'abîme (Coline Marescaux), à l'évocation de la flamboyance intérieure du Caravage (Thérèse Dufresne), de l'épreuve du Hors-sol scolaire (Isaline Dutru) à la rencontre du Poisson d'avril (Dominique Sorrente). En proses autant qu'en poèmes - et ici les distinctions n'ont guère de sens - les propos sont toniques et sensibles.  S'il y a une "course effarante à l'inanité" (Jean-Pierre Cramoisan), la revue a trouvé entre autres parades le "Banzaïoli!" (Henri-Frédéric Blanc). Mais sans jamais taire ce qui donne à tous ces textes une authenticité réelle. Témoin le "Mémorial pour nos cent mille morts" de Marc Ross.

  "Seule la folie donne de l'éternité aux mots" a écrit superbement François Baldo, disparu en 2017. Et son "Carnet de bord vers l'infini" nous emmène loin. Et ici, maintenant, où la vie se prolonge Par l'ombre d'une fenêtre (Marjolaine Heeg).

  Il y a un parfum de métaphysique par la bande dans ce numéro 38 de la revue des Archers qui ne se lit pas d'une seule traite mais texte après texte. En dégustation rare. 

  La revue des Archers a plus de vingt ans maintenant. Et elle poursuit sa route, notamment avec le soutien de l'association des Amis de Richard Martin. Mais comme toute revue littéraire, elle a besoin de lecteurs. Le numéro coûte 15 euros. Et on peut s'abonner pour 25 euros (France), 30 euros (Étranger). Le règlement est à faire à l'ordre des éditions Titanic-Toursky, 16 passage Léo Ferré, 13003 Marseille.

Pour tout contact: revuedesarchers@gmail.com ou editionstitanictoursky@gmail.com

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quatrième de couverture -peinture Richard Martin

  La revue sera présente au festival du livre de Mouans-Sartoux (2-3 octobre), puis lors du vernissage de Marjolaine Heeg au théâtre Toursky, le 5 octobre, à 18h. On la retrouvera au Marché de la poésie de Paris du 21 au 24 octobre.

  À Marseille, à la librairie-galerie Jeanne Laffitte - Les Arcenaulx, le Scriptorium organise un temps de rencontre "Une revue, un auteur" le samedi 13 novembre à 18h. Première partie: la revue des Archers, deuxième partie:  Michèle Dujardin.

Autant d'occasions de découvrir et de partager. 

"Rue des Treize escaliers

une vie ça passe vite..."

dit la mélodie d'un poème de Francis Kaigre.

Ça passe si vite qu'il faut sans attendre  saluer la revue des Archers, la faire connaître et reconnaître.

 

                                                   Anne Lofoten

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Sommaire du numéro 38 de la revue des Archers

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Photo de Carole Laura Ecuer (incluse dans le numéro 38 de la revue des Archers)

 

 

 

 

 

 

28 septembre 2021

POUR SALUER L'EXPO PHOTO DE MARJOLAINE HEEG, VOYAGE AU CENTRE DU VIVANT, VERNISSAGE le 5 OCTOBRE À 18H théâtre TOURSKY

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L'Exposition photo de Marjolaine Heeg "Voyage au centre du Vivant" va connaître son point d'orgue au théâtre Toursky, le mardi 5 octobre à 18h.

Le vernissage permettra de parcourir ce fragment d'univers que nous dévoile la photographe, et aussi d'écouter certains de ses poèmes mis en voix par la comédienne Prune Litchlé.  Ce sera aussi l'occasion de découvrir le tout nouveau numéro 38 de la revue des Archers où figurent notamment des textes de Marjolaine Heeg.

 

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PRUNE LITCHLÉ, collection particulière

 

 

Le public qui ne connaît pas encore le travail d'une artiste au parcours atypique, aussi sensible que discrète, pourra ainsi se laisser imprégner par les approches en noir et blanc d'une oeuvre en chemin.

Comme le souligne fort justement Jean-Pierre Cramoisan, commissaire de l'exposition, il y a dans la partie écriture de Marjolaine Heeg ( Des racines et des vies, édition L'arbre à Lunes, 2019)  "une envie de voir trop longtemps engourdie, des désirs contenus trop vite tus", mais aussi sur un autre versant que dévoile bien l'exposition photographique un déploiement qui s'amorce avec "la suavité des mots rétifs" et se prolonge dans un regard à la forte amplitude, ouverte sur le monde.

 

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                                        MARJOLAINE HEEG, PHOTOGRAPHE - collection particulière

Ici est reproduit un article de Dominique Sorrente qu'on pourra retrouver dans le parcours de l'exposition ainsi que dans la galerie Flickr.

 

                                   Entre vibrations et lignes de fuite

                                            MARJOLAINE HEEG

 

Il suffit de savoir s'arrêter. D'en haut, en surplomb. En face à face avec un regard. Ou suivant un pas d'enfant qui traverse la rue. Rien de plus simple, en apparence, pour aller à la rencontre du monde.

 

Mais voilà, nous sommes d'incorrigibles distraits, des passants emportés dans leurs pensées friables ou pianotant sur les touches du mot à mot des smartphones.

 

Alors si précieux est ce moment où quelqu'un qui est quelqu'une nous attrape par le regard. Elle nous dit de poser notre valise, de mettre notre vie en suspension. Parce qu'elle a vu ce que d'autres ont cru voir, aurait dit Rimbaud. Parce qu'elle a le sens inné du réel qui surgit et nous trouble et nous transforme.

 

Marjolaine Heeg est une photographe des vibrations et des lignes de fuite. Elle sait que le monde est un réservoir illimité de signes qui prennent forme et lumière. Dans les images qu'elle nous offre, une beauté sublime et bouleversante vient à notre rencontre. Chaque photographie est un monde en soi où faire halte. Par désir ou mémoire, dans la précision extrême ou la rêverie en liberté, un instant nous est donné en abondance.

 

Il suffit juste d'apprendre dans son sillage.

 

                                   Dominique SORRENTE

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contact: Jean-Pierre Cramoisan, commissaire de l'exposition 0660193246

08:44 Publié dans Agenda | Lien permanent | Commentaires (0)