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Le Scriptorium - Page 96

  • Gérard BOUDES

     

    Gris

     

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    Il pleut sur le port

     

     

     

    Et sur deux tréteaux

     

     

     

    Un très vieux bateau


     

    Attend son sort.

     

     

     Cheval amaigri

     

    Privé de la mer

     

    Ne voit que le gris

     

    Et le quai amer.

     

     

     

     

    Bleu

      

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    Le vent s’est levé

     

     

    L’azur est venu

     

     

    Marin ingénu

     

     

     

    La mer est rêvée.

     

     

     

    Tu vas sur les flots

     

    Ton foc s’est tendu

     

    Soleil revenu

     

    Te rend ton rafiot.

  • Formes brèves extraites du "Mandala des jours" ~ Dominique Sorrente

     

    Chaque couleur nous aurait échangé

    sa grammaire

    contre un obscur à découvrir.

     

     

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    Il se fait geste du blé que l’aube touche à peine.

     

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     Le monde est un reflet à deviner.

     

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    On dit que le destin est un repas

    qui s’installe au bord du soleil.

     

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    On voudrait dire n’importe quoi juste pour en sentir l’effet

    dans l’univers infime.

    N’importe quoi pourtant se refuse.

    Il ne sort pas vivant de l’intervalle de brûlure que nous faisons.

     

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    Tu es cette fenêtre qui se défend à peine.

     

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    Un epsilon ouvert dans le bleu-nuit d’étoiles.

     

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  • Un an de plus ~ Lysey

    dessin pour atelier Formes brèves.jpg

     Comme on gravit une marche d’escalier,

    en pensant qu’un pas de plus vient se poser 

     

     

    Comme on regarde un peu plus loin dans le ciel

    la trace d’un oiseau qui a longtemps voyagé 

     

     

    Comme on se glisse sur le rebord de la fenêtre

    pour croiser le regard des gens qui ont vieilli 

     

     

    Comme on porte en soi le précieux souvenir

    d’une caresse des yeux, d’un doux élan du cœur

     

     

    Comme on subit parfois la force du destin

    qui dévore les rêves et démantèle le quotidien

     

     

    Comme on peut croire un instant que tout s’effiloche

    que le ruban lâche dans la chevelure éteinte

     

     

    Comme on  peut aller jusqu’au bout du gouffre

    pour trouver dans le fond le seul rai de lumière

     

     

    Comme on subit l’injustice de l’amour

    que le souffle fatigué ne sait plus faire respirer

     

     

    Comme on découvre un jour la vraie joie

    que seul un poème peut faire exister...