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Le Scriptorium - Page 137

  • Laurent Xavier Cabrol ~ Peindre le souffle

     

      

     

    ATELIER par vent de sud-est

     

     

    au peintre Laurent Xavier Cabrol,

    assidû maroufleur des signes

    au parc du Mugel

     

     

     

    colibriN.jpg Pour Préface

     

     

    D’une rive à l’autre, l’oiseau porte et ramène.

    Les signes et les noms, les promesses de nids.

    Il est celui qui  toujours relie.

     

    L’autre rive est là qui nous regarde et se laisse regarder. L’autre rive aux gestes indistincts,

    devant elle coule une mémoire de Gange avec

    ses rites très anciens.

     

    On la soupçonne peu.  Et pourtant elle s’offre, se laisse contempler.

     

    Et peu à peu, à l’aune de ses allers-retours, on découvre que la réalité la plus sûre n’est pas celle des exercices quotidiens, mais l’horizon  qui les visite.

     

     

    On se laisse entreprendre par ces signes revenus de séjours d'arrière-monde.   

    On pressent qu’ il y a un peintre qui nous ressemble à la frontière de la mer.

     

    En toute sympathie, j’ai mis  mes mots sur ce chemin qui  invite 

    à quitter l’atelier pour mieux y retourner.  

     

    DS 

     

     

     

     

    cadre a-r.jpg 

     

    Peintures Laurent Xavier Cabrol

             Textes Dominique Sorrente

     

     

     

     

     

     

    ABRUPT

     

     

    Ceci est un périple.

    La fortune de l’air orientait ce moment singulier.Abrupt.jpg

     

    Un passant

    par vent de sud-est

    est parti à l’intérieur du paysage

    pour loger ses commencements.

     

    Surgie au-devant de lui-même,

    une trace comme une avancée

    fut instruite.

     

    Dehors, un aplomb posé en mer

    se raconte muet  

    dans l’immobilité malmenée.

     

     

     

     

     

     

    FACE à FACE

     

     

    Je te vois sans te regarder. 

     Face à face.jpg

    De rayures en brisants,

    trait pour trait,

    c’est comme un rythme qui se cherche,

    l’apothéose

    quand elle se penche aux bords du vide.

     

    Mon front est de poudre rouge.

    De ma bouche ne reste qu’un morceau de langue.

    Dans l’ombre de la joue

    s’applique un noir qui ne m’appartient pas.

     

    Tu m’as nommé en masque,

    tu m’appelles en visage.

     

    Et toujours là, esprit sourcier,

    l’étreinte de cette nuit me creuse.

     

    En moi

      loge à demeure

      le blanc de tous les yeux du monde.

     

     

     

     

     

     

    DIALOGUE AU PREMIER JOUR

    Dialogue au premier jour.jpg

     

     

    Qui te donne de naître et renaître ?

     

    O si diffus,

    Si difficile à nommer, et pourtant de plain-pied

    te faisant signe dans la chambre.

     

    Par le bleuté du manque, 

    par la tension du geste en noir qui se prépare,

    un songe à deux versants

    scelle ta vie. 

     

    Ici, pour espérer, il suffit d'une naissance d'ailes.

     

     

     

     

     

    VIRGULE ROUGE

     

     

     

    virgule rouge.jpgHaltes, répétitions, percées.

     

    Puis vient l’heure

    où le tumulte nous déplace.

     

    Ce sont les temps qui jouent en plein été

    l’heure des dieux.

     

    Trois signes revenus d'un feu aboli

    ont pris leur place sans se parler.

     

    La solitude en majesté

    soudain

    forme ses initiales.

     

     

     

     

     

     

     Les toiles de Laurent Xavier Cabrol sont exposées

    à la Galerie Sordini à Marseille.

     

     

     

     

    Cabrol cadrant.jpgIl est né le 10 Août 1955 à Oppède Le Vieux.

    Études artistiques aux Beaux-Arts de Paris et d'Avignon.

    Vit et travaille aujourd'hui à Oppède le Vieux dans le Luberon ainsi qu'au parc du Mugel

    à La Ciotat (France).

     

    CABROL, ou les fulgurances des énergies.

    Construites comme des partitions de musique, les toiles de Cabrol en ont toutes les caractéristiques, des cadences aux harmonies colorées. Remarquablement équilibrées, souvent à la limite de la rupture, elles dégagent des dynamiques, hymnes aux forces vitales générant les énergies sous-tendant toute vie.

    C'est une immense plénitude qui se dégage de ces travaux, comme si notre regard s'attardait sur l'équilibre de la nature. Mais c'est, en toute certitude, que l'enfance de Cabrol s'est nourrie de la terre du Luberon, de ses perspectives contradictoires et pourtant si paisibles: paysages majestueux et vastes canyons torturés.

    Incontestablement, un esprit règne en maître sur les compositions du peintre qui nous fait, au détour de tel graphisme ou de telle eurythmie chromatique, quelques confidences codées : passion pour la méditation, rattachement à la mémoire, exaltation des mystères de l'intelligence et, peut-être paradoxalement, nécessité d'ordonner toute chose pour tendre vers l'inaccessible perfection.

    L'ivresse est au corps ce que la peinture est à l'imaginaire, nous dit Cabrol. Et, certainement aussi, ce qu'une de ses toiles est à notre regard.

    Gérard Blua

     

     

  • Rencontre-Lecture de poésie autour de la fête de l'Europe

     

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    À l’occasion de la Fête de l’Europe, 

     

     

    les associations de poésie

     

    LE SCRIPTORIUM et POIEO 

     

     

    ont le plaisir de vous convier

     

     

    le SAMEDI 9 MAI 2009  à  17 heures

     

    à  la Galerie ESPACE LIBRE,  Lieu d'Art contemporain

    (51 Rue Carnot , 84800  L’ISLE SUR SORGUE)

     

     

    à une rencontre-lecture de poésie  

     

    sur le thème "ISLES D’EUROPE"

     

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    Des Lofoten au nord du Cercle polaire à Lampedusa la sicilienne, du groupe des îles d’Aran l’irlandaise aux Cyclades grecques, les îles dessinent une géographie d’Europe qui n’est pas celle des grands ensembles continentaux. Elles nous invitent à revisiter notre « péninsule de l’Asie » d’une façon inhabituelle, à privilégier des espaces toujours un peu à part et pourtant reliés.

    La poésie n’en fait-elle pas tout autant avec le projet d’Union européenne ? Elle se présente souvent comme une activité insulaire dans le réseau social. Sa dimension presque invisible à l’oeil de nos contemporains inciterait à la croire quantité négligeable. Et pourtant, même sans écho médiatique, elle irrigue du sens, elle réveille les discours, elle veille dans son expérience des langues, elle est bien un vecteur d’utopie, à l’image de l’île imaginée par Thomas More.

     

    À l’occasion de la fête de l’Europe, les deux associations littéraires, le Scriptorium et Poiéô, ont choisi de mettre en commun leurs talents et leurs moyens pour évoquer  des figures métaphoriques et réelles des îles d’Europe à travers des écrits d’auteurs et des créations commandées pour l’occasion.

     

    Et c’est tout naturellement à  l’Isle-sur-Sorgue  qu’elles donnent rendez-vous pour découvrir cet autre visage de l’Europe en archipel, dont l’infinie diversité est un des plus précieux atouts.

     

    * * *

     

    Renseignements à l'Isle sur Sorgue :

    - Association POIEÔ, André Ughetto / Tel. 06 82 89 30 47

    - Galerie ESPACE LIBRE, Lieu d'art contemporain

    Téléphone : 04 90 38 11 43 / 06 83 32 15 14

  • Poésie croisée sur les remparts de Pistoia

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    VERS LES REMPARTS DE PISTOIA

     

    Quatre poètes français du Scriptorium, Dominique Sorrente, Angèle Paoli, Olivier Bastide, André Ughetto sont en expédition poétique à Pistoia en Italie du 22 au 24 avril 2009. Ils seront accompagnés par Elena Berti et Valérie Brantôme, italianistes confirmées, qui contribueront aux échanges. L’objet de cette aventure est d’expérimenter une démarche de jumelage poétique avec une communauté de poètes toscans réunis par Paolo Fabrizio Iacuzzi. poète, éditeur et directeur artistique de l’Accademia pistoeise del Ceppo.   

    Au programme, plusieurs temps forts sont annoncés. Le mercredi, une conférence sera donnée par André Ughetto. Elle portera sur  les traductions en français de l’œuvre de Piero Bigongiari, un des maîtres poètes de Pistoia dont la majeure partie du fonds a été rassemblée sous l’autorité de P.F.Iacuzzi à la Bibliothèque San Giorgio ; au cours de ces journées, un atelier de traduction « Les Matinales » réunira quatre poètes toscans, Martha Canfield, Alessandro Ceni, Maura Del Serra, Paolo Fabrizio Iacuzzi, et les quatre poètes  du Scriptorium ; ce sera pour eux l’occasion de croiser leurs traductions réciproques réalisées en amont de la rencontre; le jeudi soir, une lecture itinérante aura lieu dans l’esprit de la Caravane lancée par le Scriptorium sur la Corniche à Marseille ; mais cette fois, la déambulation se fera sur les remparts de la forteresse de Santa Barbara, en échange bilingue, mêlant textes des classiques de chaque pays avec expressions contemporaines ; enfin une lecture intitulée « Le poème et son double » permettra de porter à la connaissance du public les textes de l’atelier des Matinales et de partager l’expérience vécue en hospitalité linguistique. Cette lecture constituera le point d’orgue de la rencontre et marquera aussi le point de départ de la Nocturne  de la Bibliothèque.

     

              À l’heure où l’Italie a été cruellement ébranlée par le tremblement de terre de L’Aquila, nul doute que cette campagne  du Scriptorium « hors frontières » ne soit d’abord un signe de  fraternité méditerranéenne, un geste d’utopie des mots à partager d’une langue à l’autre. Avec l’invention d’un jumelage poétique en fil rouge des instants.

     

     

    LES PARTENAIRES DE L’INITATIVE

     

    Plusieurs institutions de Toscane se sont associées à ce projet :

     L’Université de Florence, Le Centre Jorgue Ejelson de Florence, L’Académie pistoièse du Cep, la revue de poésie comparée « Semicerchio » (Florence) ainsi que les revues de littérature : «Paletot» (Pistoia), «I Quaderni del Battello Ebbro» (Porretta terme),  «Colletivo R» (Florence).

    Il convient également de signaler qu’outre les poètes déjà cités, participeront à l’événement Enza Biagini, spécialiste de Piero Bigongiari, les poètes Roberto Bartoli, Martino Baldi, Massimo Baldi,  Giacomo Trinci à l’occasion de la lecture sur les remparts.

     

    Pour cette entreprise, le blog Terres de femmes (Angèle Paoli) apportera son précieux concours et donnera  aux lecteurs  des échantillons de ce temps de poésie prometteur à la sauce pistoiese.

     

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