Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

24 août 2009

Accostages à Port - Frioul

 

 

FRIOUL2009.jpg

 

 

 

 

PORT-FRIOUL le samedi 5 septembre 2009

 

Agenda du jour

Départ 9h45, Quai du Port à Marseille - navette du Frioul.

11h : Assemblée générale de l’Association

13h : Repas tiré du sac

15h- 18h : Intervalle « Jetée, quarantaine, port d’attache »

18h (sous réserve) : visite Hôpital Caroline

19h : apéritif dînatoire

20h : « Lecture en accostages »

22h30 ou minuit : Navette vers Marseille,

en option: traversée à la nage ou nuit à la belle avec les gabians.

 

 

Inscription avant le 2 septembre 2009 è poesiescriptorium13@gmail.com

 

 

 

 

 

vers_le_Frioul.JPG

 

 

 

 

PORT-FRIOUL le samedi 5 septembre 2009

 

 

 

Jetée, Quarantaine, Port d'attache : tel sera le menu de l’Intervalle de rentrée qui nous réunira sur l’archipel du Frioul, face à Marseille.

 

Selon la tradition de nos Intervalles, ces moments de rencontre de paroles et de surgissement de signes, chaque auteur qui le désire apportera ou communiquera par internet (en cas d’absence) un texte reçu ou écrit sur ce thème à plusieurs faces, dont l’insularité sera l’épicentre.

 

Le Scriptorium embarquera pour l’aventure le samedi matin, pour la navette de 9h45, au quai du port à Marseille  [ tarif individuel : 10 euros, collectif - dix personnes -, 9 euros).

Inutile de dire que notre équipée commencera sur l’embarcadère ; elle se prolongera à bord. Toute initiative de parole ouverte sera la bienvenue.

 

En levant l’ancre, près du bar de la Marine, nous méditerons la pensée du César de Pagnol « les bateaux, oui, en mer, ils vont loin, mais ils vont aussi profond… » puis nous chausserons la lorgnette du romancier en passant au château d’If de Monte Cristo. Arrivés à Port-Frioul, a priori sains et saufs, hors les embruns, nous serons accueillis par notre amie Adrienne Mequin, qui n'ignore rien de l'histoire de l'île, y compris celle de la République libre du Frioul.


Là, de 11h à 13h se déroulera notre Assemblée générale, moment capital pour la ferveur commune et les engagements de chacun. Ne pas oublier son chéquier (30 euros) pour ceux qui auront à coeur de participer à la vie associative. L’enjeu est de taille pour cette Saison d’enfer de nos Dix ans de Scriptorium où il nous faudra du souffle…  Outre les comptes et le bilan moral, les projets seront présentés, avec répartition des rôles. Ils réclament une ardente mobilisation qu’activera, espérons-le, l’air marin du Frioul.

Le pique-nique sorti du sac pemettra de nous sustenter et de présenter de façon informelle les ouvrages et découvertes en poésie de chacun.

 

15h- 18h : Après l’indispensable temps de « vacance » (sieste, marche, observation des oiseaux, baignade, pâtés de sable…), nous lancerons l’Intervalle sur le thème du jour « JETÉE, QUARANTAINE, PORT D’ATTACHE » Dans l’esprit des ateliers précédents, une attention particulière sera portée non seulement à l’approche du thème, mais aussi à la forme choisie de l’expression verbale, visuelle, cinématique, musicale…la circulation et la prise en charge des textes. Nos intervalles sont temps d’écoute et stimulations de formes. Et cette période de rentrée doit être propice à de belles explorations imaginatives...

 

A 19h : apéritif dînatoire léger (avec les apports des scripteurs)

 

Durant le séjour, à une heure encore à préciser,  une visite à l’Hôpital Caroline sera proposée, pour ceux qui désirent découvrir le beau projet écologique et culturel qui habite ce lieu, entre développement durable, partage des cultures et approches du sacré.

 

A 20h, nous clôturerons la journée par une lecture « EN ACCOSTAGES » à plusieurs voix et en situation, dans le cadre étonnant de la chapelle ouverte, en forme de temple grec avec vue sur Marseille. Bienvenue aux visiteurs, Frioulais, Frioulaises et aventuriers du continent, qui nous honoreront de leur présence.

 

Les deux dernières navettes sont prévues à 22h30 et 00h.

 

 

Avant de nous retrouver pour cette nouvelle expédition insulaire, premier caillou d’une pérégrination qui se poursuivra ultérieurement, je vous souhaite un été joyeux, paisible, à la fraîche ou en météo torride, sans oublier de fêter l’éclipse solaire en pages d'écriture noir sur blanc..ou l'inverse !

 

À vous tous et à chacun, ma sympathie insulaire, Scripto Sensu.

 

 

Dominique Sorrente

 

 

 

 

Pour permettre l’organisation de la journée, vous voudrez bien nous confirmer votre présence par courriel à poesiescriptorium13@gmail.com en nous laissant un numéro de téléphone où vous joindre.

 

 

11:10 Publié dans Agenda | Lien permanent | Commentaires (0)

01 août 2009

Porto

Porto PL.jpg

 

 Porto

                     À mon père

 

 

      

 

J’ai fait l’amour avec les vagues

Qui m’aime, m’a aimée, m’aimera 

Jamais

Jamais

J’ai fait l’amour avec la mer

Elle était dure

Violente

Comme une mère méchante

Qui fouette

Va, fais

Et tiens-toi droite

Tiens-toi droite

Un homme a passé

Grand, vieux

Il a souri

Souri sous sa belle moustache

 

 

Rumeur de la mer incessante

Joie, joie

De la houle ascendante

Qui m’aime, m’a aimé, m’aimera

Jamais

Jamais

L’Algérie est de l’autre côté

Et les îles dans la beauté

Je suis de là

Qui m’a aimée

Je sors de la mer incessante

Je sors du ventre de la mer

Fillette dans une serviette

Verte

Verte comme la pomme granny

Elle a une blonde tresse mouillée

Et un peu tremble

Dans sa serviette

 

 

Au soir tombé

Je vois la mer elle m’attend

Elle m’appelle

Est-ce de là que vient l’amour

L’ai-je connu, l’ai-je perdu 

Le trouverai-je en m’y perdant

Si je m’y jette

Si je m’enfuis sur un bateau

Pour aller aux rades lointaines

Même plus loin que l’Algérie

Que les îles dans leur beauté

Ailleurs qu’en Méditerranée

Du côté de Valparaiso

Où vient rêver le Pacifique

Ou bien aux rives du Douro

Quand il se perd dans l’Atlantique.

 

 

Porto

Austère et grise sous la pluie d’août

Et dans la nuit

Un seul chemin

Une avenue

Vers l’acropole

Je marche vite et je suis seule

Qui m’a aimée

Vers le sommet

Un cinéma abandonné sous sa marquise

Les année trente

Une autre vie mais pas la mienne

Il y a longtemps

Un port obscur et dangereux

Chiottes publiques

On s’y rencontre

J’entends parler se bousculer

Et je dévale une ruelle

En escaliers ordures grasses

Rampe luisante sous la lumière

Un chat pelé

Il n’y a personne

Ou bien une ombre

Un qui m’aima

Un homme jeune qui fut marin

Dans tous les ports au bout du monde

J’étais pas née

Mais il m’aimait

Il m’attendait.

 

 

 

Françoise Donadieu