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08 décembre 2008

Frontière de l'absence

 

 

 

Femme de l'absence

Femme assoiffée

 

 

Où sont tes mots ?

 

 

Le vide creuse sa morsure au ventre de l'âme

le feu remonte la gorge

sel au bord des paupières

 

 

Quel est ton nom ?

 

 

La lame t'aspire vers l'abîme

Avant la parole

Avant le souffle          Avant

le regard

 

 

Quel est ton cri ?

 

L'inutile

  

Ph Serge Vincenti.jpg

 

 

 

Le soleil

s'est fait nuée noire

 

 

Où vas-tu ?

 

Je cherche un pays perdu

 

 

Filigrane du doute

Les désirs s'altèrent dans une nuit marine

Le pas se fige dans une douleur calcaire

 

 

Intégrité broyée

Mort ébréchée

 

L’écriture  redresse l'abîme

 

 

 

Geneviève Bertrand

(extrait de Frontière de l'absenceÉclats d'encre, 2008)

 

 

Commentaires

DE-dicace


est-ce le sien est-ce le mien
l'oeil et son dard
Comme un croc sa présence ne lâche pas la chair
ne lâche pas la page


je me sens plonger dans l'abîme de l'oeil bleu
mon oeil sombre à proposer comme un entre
alors aimanté
organisé en lignes de forces en charges
mis en ordre le désordre émotionnel
démuni ou sauvé par la tension
sans rupture
ENTRE à lui dire
alors oscillations
une polarisation
comme nord-sud comme bleu-sombre comme DER-DRE
chacune nous trouvons notre ciel : du torrent à l'estuaire
de violence en silence
chacune rappelle que la douceur peut se précipiter torren-tielle
ce qui n'empêche en rien l'aride

chacune son gravir
c'est à dire graver la gravité du I commun qui tient pour nous ensemble
GenevIève et BéatrIce
verticales où frontières et exils ont pris l'élan vers l'absente présence qui nous ravIt

Écrit par : Béatrice Machet | 08 décembre 2008

Les mots roulent et s’égrènent accrochés aux saisons

C’est allégés qu’ils franchissent le seuil du funeste

Et la peine inexorable accroche à la ramure

Le souvenir impérissable du toujours vivant



Quand « la porte claque » sur « un bonheur d’eau »

Et que « le soleil s’est fait nuée noire »

Geneviève nous fait entendre la psalmodie de la perte

Chant d’amour qui affleure aussi neuf qu’au premier jour

Écrit par : Geneviève Liautard | 09 décembre 2008

ABSENCE DE FRONTIERE

L'écriture décore la plaine
De chambranles en forme de cils
De décors voluptueux
Aux aspérités romantiques
D'alcôves en forme de gouffres

Avec du bois mort
Les indiens font des flèchettes
Enduite d'un curare
A retardement
Comme le reflet d'un sourire

Un damasquin de silence pourpre
Sur la porcelaine des nuages

Écrit par : gmc | 09 décembre 2008

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