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Le Scriptorium - Page 26

  • DOUZE DÉSIRS FONT UNE ANNÉE avec Dominique Sorrente action Printemps des Poètes 2021

     

    Doux émois pour douze mois poème D Sorrente   .jpg

     

    Le poète Dominique Sorrente a réalisé une création "Doux émois pour douze mois" mise en musique par le compositeur Jean-François Delfour.
    Cet ensemble est constitué de 12 courts poèmes pour la jeunesse.
    Le poème a été mis en ligne sur la chaîne youtube de Dominique Sorrente, consultable ici:
     https://www.youtube.com/watch?v=bCNUYD4z2RE

    À partir de cette création, les écoles ( ou structures) qui en font la demande sont invitées à un moment de lecture-rencontre (de 1 h à 2h), visant à :
    - écouter et lire à voix haute le poème parcourant les douze mois d’une année
    - traduire les impressions nées pour chaque extrait
    - proposer la création d’un désir particulier, associé à un des mois de l’année.

    L’objectif est de :
    - sensibiliser à l’écoute d'une poésie, liée aux scène de la vie quotidienne, à l'humour des situations, au rythme des jours
    - susciter des émotions sur la suite des mois, le mouvement et la variation des saisons sur la planète ( émerveillement, attente, précarité…)
    - créer un court poème centré sur l’un des "12 désirs qui font l’année"

    Le moment poétique peut avoir lieu de façon autonome par une classe conduite par un professeur référent.

    Selon les possibilités d’agenda et les contraintes sanitaires, une rencontre avec Dominique Sorrente pourra se faire en distanciel  et ( éventuellement), en présentiel.

    Les demandes de rencontres, ainsi que les créations des classes seront adressées à l’association Le Scriptorium qui pilote le projet : poesiescriptorium13@gmail.com

     

    Pour découvrir le poèteDominique Sorrente: ici

     

    Pour découvrir le compositeur Jean-François Delfour:  ici

     

     

  • LA REVUE DES ARCHERS: SOUS LE SIGNE DE L'EFFERVESCENCE ...

     

    Couverture Archers 36.JPG

     

    LA REVUE DES ARCHERS sort son numéro 36/37

     

    Il fallait juste être patient...mais l'époque nous apprend, de tous les côtés, tant de choses. Oui, juste être patient pour voir enfin surgir le numéro 36/37 de la revue des Archers en papier et en mots. Un numéro double et dense, un de ceux qui tiendront droit dans un rayon de bibliothèque, sans même réclamer l'aide des ouvrages voisins.

     

    La couverture (ainsi que la quatrième) est due au peintre François Guy, hélas récemment, disparu, "passant des couleurs", selon la belle expression de Jean-Pierre Cramoisan qui propose un regard témoignage sur l'œuvre "chaude, languide, vive...". Moulinant de sa verve salutaire, Henri-Frédéric Blanc ouvre le bal des contributions avec ses stances à Moloch dont on retiendra cette prise parmi tant d'autres trouvailles: "On n'entre dans un monde meilleur que par effraction, dit un graffiti. La poésie est cette effraction, la porte craque..."  On retrouve H-F Blanc plus loin dans un récit philosophique à la vitalité décapante, "Le monstre de l'étang de Berre".

     

    Et ce numéro est riche en effractions de toute sorte, en textes qui, à même la sidération vécue en 2020, étirent de vrais regards sur notre monde contemporain et ses péripéties. Ainsi en est-il des remarquables Voyages autour de nos chambres d'Olivier Boura, des Cut up Poem d'Emmanuelle Sarrouy plein de rythmes, des Drôles de types d'Yves Artufel, de la subtile et taquine Signora Metafisica d'André Ughetto, des variations d'été sur notes de saxo de Martine Gärtner, de la poignante chronique à l'hôpital, Si près, le vide, d'Isaline Dutru, des poèmes "face tendue vers le ciel" de Nicolas Jaen, des verlainiennes haltes "pour si peu" de Marc-Paul Poncet et encore...Au total, 35 écrivains, 2 photographes, 1 peintre qui donnent de leur encre contre la "dégringolade programmée", pointée par Nicole Esterolle dans ses éditos de la Gazette.

     

    Car oui, ce numéro de la revue des Archers, paru dans un temps si particulier, promis aux livres d'Histoire (s'il en naît encore demain) fera date. Il raconte des scènes de confinement, des pas de côté, des cris, et des défis, et toujours et encore des élans du cœur, des drôleries, de la vie, quoi...

     

     

    Des voix qui tirent leur révérence, comme celle de Bruno Rombi, à celles qui surgissent, comme avec Marjolaine Heeg, on retrouve la revue des Archers, solidement arrimée au théâtre Toursky à Marseille, et qui garde ses façons de vivre, de protester, d'émouvoir, de surprendre: sans hiérarchie d'auteurs, mêlant les coups de gueule, la gourmandise de mots à découvert, la générosité qui n'oublie pas ceux qui ne peuvent plus parler, la pudeur du cœur "en temps de détresse" et l'exigence multiforme de l'acte littéraire.

     

    Alors oui, "On se donne rendez-vous, mes passagers de la tourmente. Une coupe de champagne à la main. ", comme l'annonce Dominique Sorrente dans un poème du premier jour de la nouvelle époque. 2021, la revue des Archers fêtera ses 20 ans. Une date! En espérant que les Mouches subtilement évoquées par Jacques Ferlay auront changé d'âne.

     

    À lire toutes ces pages ( de préférence, en plusieurs traites ), on pardonnera à la revue des Archers d'avoir accueilli autant d'aveux dans une seule livraison. Ne sont-ils pas le signe d'une indispensable protestation polyphonique qui mérite d'être entendue ?  337 pages...et tant de modulations, d'attentes, d'histoires...tant de façons de redécouvrir ce temps autrement que dans la sphère plate médiatique et la "névrose en vrac"...

     

    Et aussi, et d'abord peut-être, la promesse faite à la déprime ambiante que quelques-uns  continueront à écrire, quoi qu'il en coûte,  pour défier de leurs mots nus la  toxique "Narcose des ondes"   ( J.P. Cramoisan).

     

    Pour le plus grand plaisir du lecteur.  

     

                                                                 Anne Lofoten

     

    REVUE DES ARCHERS:

    abonnement n°38 et 39

    France: 25 euros     Étranger: 30 euros

    chèque à l'ordre de: Éditions Titanic Toursky, 16 passage Léo Ferré     13003 Marseille

    commande n°36/37: 25 euros

  • COLINE MARESCAUX

    COLINE MARESCAUX portrait.JPG

    FACE A LA PAROI POÉTIQUE

     

    Ma relation à la poésie, je la crois animée par trois énergies qui se complètent et s’irriguent entre elles : un appel de l’Enfance, le vertige d’un dialogue avec l’Inconnu, une langue et un corps où le verbe Aimer cherche sa conjugaison.

     

    Il y a tout d’abord, ce désir de retour aux origines, à l’enfant en moi qui se souvient de la liberté d’appréhender le monde avec ouverture, curiosité, amusement, innocence.

    Renouer avec cette connexion au sensible, à l’imperceptible, dialoguer avec la parole des animaux, le langage du vent, la magie des étoiles et des astres, la malice des pierres, et l’Autre,  avec sa bouche et ses yeux en miroir. Il y a dans le caractère précieux de l’enfance une ouverture aux sens, et une capacité à se relier à tout ce qui existe, le visible comme l’invisible.

    Ce lien créé par l’enfant le traverse. Il est vécu par lui comme réel, il fait sens au dedans et résonne intimement, intensément.

    Ma recherche, mon désir d'être en lien qui me parvient de l’enfance, m’a ouvert a une relation singulière et intime dont s’ empare mon expérience de la poésie.

    S’ouvre alors le dialogue avec l’Inconnu. Celui-ci semble d’abord insaisissable, le nommer offre son lot d’impossibilités. C’est une traversée aveugle, comme les racines d’un arbre qui creuse, ramène et cherche de quoi fournir du travail à la lumière.

    Face à l’innommable, l'inconnaissable, l'énigmatique profondeur du réel. On y va à tâtons, avec lenteur et obstination. Les découvertes s’offrent alors comme des flashs, des intuitions, des directions que nous arpentons sans en connaître ni la destination ni les rencontres.

    À chaque instant, ce dialogue avec l’inconnu suggère une expérience toujours renouvelée. A chaque mot, à chaque sensation, à chaque image, il y a la possibilité d’une rencontre  éphémère, intense et fugace.

    Un autre territoire apparaît alors celui du lien primitif qu’on peut appeler le désir d’aimer vivre. Et même dans le noir, aimer à s’y perdre. Aimer avec ce qui accueille tout en dépit des fracas et des pertes.

    La poésie serait - elle le désir de vouloir faire l’amour avec la vie ? (Le poème est l’amour réalisé du désir demeuré désir, écrit René Char)

    Être en poésie selon moi c’est être amoureuse de cette sensation désarmante que la vie ne nous appartient pas mais qu’elle nous propose une alchimie à découvrir.

    C’est être le coeur d’un trou noir, qui cherche sans cesse une paroi de caresses au bord d’un néant …

     

    Ma relation à la poésie est un peu tout cela, une énergie qui demande à circuler entre les traces de l’enfance, l’appel du tout autre, et le vertige de vivre au-delà des effrois.

     

          ***

    Wambrechies, avenue de la gare.

     

    Partir et aller vers
    Il y a toujours un toujours.

    Être à nouveau braise et charbon bleu

    Vent qui titube
    Vieux coeur qui se réveille                                                                                                  l’enfant me frôle tel un fantôme                                                                                          dans mes yeux                                                                                                                               

    qui parlent  avec trop  de cris  et de silence.

     

    Bonbons, bonbons

    Silence des pissenlits                                                                                                                  au bord de la                                                                                                                  balançoire, du train qui me susurrent tous les départs possibles.

    Du café au coin et ses jeux à gratter et ses
    bonbons, ses bonbons

    du garçon, copain qui accompagne
    nos solitudes et nos bonbons.
    Sans s’aimer se partager en aimant se partager.

    L’enfant se balance, s’en balance                                                                                                            avenue de la gare.

    Il pleure sans le savoir
              et le vélo dans les                                                                                                                          champs                                                                                                                               de maïs

    cabossés de ses colères

    et le vélo le soulage.

    Il pleure sans le savoir avenue de la gare et cherche les jeux qui le reposent. Bonbons bonbons

    L’ enfant me frôle tel un fantôme
    Son silence m’offre des regards flous                                                                                  des gens bruyants flous
    des points d’interrogations flous
    et des étoiles des étoiles                                                                                                                                       qui relient                                                                                                                            ses pieds d’ailes.

    L’enfant et ses silences
    ses cris en triturant le gravier
    et ses bonbons
    ses bonbons
    L’enfant me frôle tel un fantôme.

     

     

    Respirer

    Je crevasse sous le poids
                  des mesures indécises                                                                                                                                               qui creusent des creux.

    L’air ne trouve plus                                                                                                                                                        sa nuance

    L’air s’écroule
                au fond de la                                                                                                                                        grotte                                                                                                                                                 des amours ratés

    L’air cherche le bord                                                                                                                                                      du précipice

    pour retrouver                                                                                                                                                         son                                                                                                                                                        appétit d'infini

    et son amour                                                                                                                                                           sans attache.  

     

    ***

     

     Coline Marescaux , chercheuse poétique

     

    Poétesse du quotidien, comédienne et metteuse en scène.

     

                                                                    Les séismes du cœur en salle d'accouchement

    Les séismes du cœur

                                                         Pour faire place à la vie nouvelle

                                                                                                                             Fragile et incertaine.

     

     Coline Marescaux est née en 1988 à Tourcoing dans le Nord de la France.

    Après des études d’ Arts du spectacle à Arras et au Conservatoire d' Art dramatique d’ Arras et de Roubaix, Coline Marescaux suit une formation théâtrale et pluridisciplinaire en Biélorussie en 2010.

    Elle continue par la suite à se former avec la Méthode Chekhov à Bruxelles, ainsi qu’en technique vocale et chant avec notamment Emmanuel Pesnot. Elle poursuit sa formation avec la Méthode d’ Alexandre del Perugia.

     

    Tout en poursuivant sa formation, Coline Marescaux commence sa vie professionnelle en 2012 en tant que comédienne.  Elle intègre la compagnie du Théâtre de l’ordinaire, ainsi que la compagnie Protéo. Elle y découvre le jeu masqué ainsi que le jeu bouffon.

    Elle participe à de nombreuses créations comme par exemple : Carmen- Carmen, une  mise en scène de Louise Wailly (2013, Théâtre Massenet, à Lille), On the way to the front, Good reputation endures for ever (Création franco- hongkongaise, tournée en Chine et en France sur 5 mois, en 2015), Les fusils de la mère Carrar de Brecht (Festival d’ Avignon en 2016) avec une mise en scène de Maxime Séchaud.

                  

    En octobre 2015, Coline Marescaux prend un tournant décisif et radical dans son parcours artistique avec la poésie au cœur de son expérience.

    Elle co-crée avec Céline Hilbich et Olivier Nikolcic la Compagnie Stelistô De Tempo et signe en 2016 sa première co-mise en scène avec Céline Hilbich, Sans Frontières fixes de Jean-Pierre Siméon. Le spectacle est labellisé par le Printemps des poètes, et soutenu par l’auteur lui-même. Il est donné notamment à l’Institut Français d’ Alger et à la Basilique de Saint Denis (en 2016)

    Suite à ce spectacle, Coline entame une recherche poétique active. Elle décide alors de s’ouvrir à de nouveaux horizons et de prendre le large en déménageant à Marseille.

     

    En 2018, elle fait la rencontre de l'auteur et journaliste Mustapha Benfodil (Alger) et lui propose l’écriture de sa nouvelle création : Tout est là. Cette collaboration aboutit à de nombreuses recherches autour de la transmission de la poésie, ainsi que de nombreuses sorties de résidences publiques (notamment à la Maison de la Poésie d’Avignon en 2019).

    Parallèlement en 2018 et 2019, elle  trouve un terrain d'expérimentation pour ses premières  recherches poétiques en créant avec l’association Stelistô de tempo, le Festival de poésie Ici ou là à Lille. C'est l'occasion pour Coline de créer plusieurs formes poétiques dans l'espace public : Réveil des sens (Immersion poétique pour un spectateur), Révoltons! (Happening poétique pour cinq comédien.n. e.s), Destination inconnue (Déambulation poétique et active pour six spectateurs).

    Depuis, Coline Marescaux anime également, pour tous les âges, et en tous lieux, des ateliers d'écriture et d’oralité.

    Coline Marescaux se définit comme une chercheuse poétique, elle explore et crée des formes poétiques singulières, sensibles et accessibles selon l’espace et les publics où elle s’intègre.

    Sa recherche poétique actuelle est centrée sur la question d’un Corps poétique. Elle s'oriente vers les espaces dans lesquels les poèmes peuvent résonner sensiblement, réveiller des sensations et trouver ainsi une densité particulière. Ce qui est mis en jeu ici est la quête d'une relation pleine et entière entre le Corps-Poème et le spectateur..