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17 octobre 2014

La Complainte du Partisan: vous qui le savez, effacez mon passage...

LA COMPLAINTE DU PARTISAN a été écrite en 1943 à Londres.

Les paroles ont été créées par Emmanuel d'Astier de la Vigerie dit "Bernard" , et la musique 
a été composée par Anna Marly (également compositeur du Chant des partisans). 

Vous pouvez retrouver l'interprétation d'origine d'Anna Marly

http://www.youtube.com/watch?v=uTMe6-6VSuQ

 

 En 1969, Leonard Cohen a ré-inteprété cette chanson dans une version bilingue où le second couplet a disparu. Vous pouvez l'écouter ici:

http://www.youtube.com/watch?v=x_223jKXKgQ

 

 

 

Paroles originales de La Complainte du Partisan en français :

L’ennemi était chez moi


On m’a dit résigne toi


Mais je n’ai pas pu


Et j’ai repris mon arme.

 

Personne ne m’a demandé


D’où je viens et où je vais


Vous qui le savez


Effacez mon passage.

 

J’ai changé cent fois de nom

J’ai perdu femme et enfants


Mais j’ai tant d’amis


J’ai la France entière.

 

Un vieil homme dans un grenier

Pour la nuit nous a cachés


Les soldats l’ont pris


Il est mort sans surprise.

 

Hier encore nous étions trois


Il ne reste plus que moi


Et je tourne en rond


Dans la prison des frontières.

 

Le vent passe sur les tombes


La liberté reviendra


On nous oubliera


Nous rentrerons dans l’ombre

 

 

 Paroles de la version bilingue de Leonard Cohen, reprise par 16 Horsepower et Bertrand Cantat :

 

When they poured across the border


I was cautioned to surrender,


this I could not do;


I took my gun and vanished.

 

I have changed my name so often,


I’ve lost my wife and children


but I have many friends,


and some of them are with me.

 

An old woman gave us shelter,


Kept us hidden in the garret,


then the soldiers came;


she died without a whisper.

 

There were three of us this morning


I’m the only one this evening


but I must go on;


the frontiers are my prison.

 

Oh, the wind, the wind is blowing,


through the graves the wind is blowing,


freedom soon will come;


then we’ll come from the shadows.

 

Les Allemands étaient chez moi,


ils me disent : « Résigne-toi, »


mais je n’ai pas peur;


j’ai repris mon arme.

 

J’ai changé cent fois de nom,


j’ai perdu femme et enfants


mais j’ai tant d’amis;


j’ai la France entière.

 

Un vieil homme dans un grenier


pour la nuit nous a cachés,


les Allemands l’ont pris;


il est mort sans surprise.

 

Oh, the wind, the wind is blowing,


through the graves the wind is blowing,


freedom soon will come;


then we’ll come from the shadows.

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