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poètes

  • UN AN DÉJÀ… AKIMATSURI 2019 !

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    Après une année un peu folle…

    Bref retour sur la célébration de l'automne… AKIMASTURI 2019, dans les jardins japonais du Parc Borély !

    Parution de quelques uns de nos haïkus, dans le numéro Hors Série # 18 de la Revue Francophone de Haïku "Gong" :

    Gong Hors Série N°18

    Merci à Jean Antonini pour sa gentillesse et le relais !

    pour en savoir plus sur la Revue Gong :

    Revue Francophone de Haïku - Gong

     

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    Suite aux contraintes engendrées par la crise sanitaire… AKIMATSURI 2020 n'aura malheuremsement pas lieu en ce début d'automne… On espère cette fête reportée à une date ultérieure… :

    "En raison de la crise sanitaire due à la Covid-19 et des restrictions du gouvernement sur les évènements réunissant du public, la Ville de Marseille et le Consulat du Japon ont décidé de reporter l’Akimatsuri 9ème édition, la fête de l’automne prévue début octobre 2020, à une date ultérieure l’année prochaine." Consulat général du Japon à Marseille

     

    À très vite, quoiqu'il en soit, contre vents et marées, pour de nouvelles aventures !

     

    et parfois la pluie
    en tourbillons d’automne
    nous accompagne

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    © marionette de Claudine Ross

     

     

     

  • De Rimbaud à Rimbaud

     

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    Jumelage  Scriptorium / Poètes toscans,

    Marseille, plage du Prado, sous le Bateau Ivre d'Amado

     

     

     

     

    De Rimbaud à Rimbaud,

    que nous veulent les portraits de groupe ?

     

     

     

    Monument de Jean Amado sur les plages du Prado à Marseille, ce samedi matin, 17 avril 2010. Ciel ouvert et tangage de nos fins des temps partagés. Parmi les faces en cérastone, qui durent entre pierre et sable, il n‘y a pas lieu de choisir. On peut être dans la nacelle ou sur les à-côtés. Tendre le bras en signe de naufrage, recueillir les ferveurs de l’air, dire et taire dans le même temps, comme éprouver la résurgence en paroles offertes à l’oubli.

     

    Monde au rouge tombé en terre, façons instinctives de remonter à bord.

     

    Ce qui se nomme ici attire un désir que l’on retient une minute encore, pour mieux le prononcer, debout face à la mer. Le promontoire est vert où le bateau ivre prolongera ses pâtures, bien après que les mots d’or pâle se seront effacés. « L’aube exaltée, ainsi qu’un peuple de colombes » allonge son humeur de veilleuse. Qui demain sera de cette embarcation ?

     

    Par le chemin du Gouffre et les bouillonnements de la Sorgue, sur un rebord de neige au mont Ventoux, dans les anses portuaires de Marseille, nous nous sommes ajoutés des naissances. À présent, munis de nos carnets d’écriture, peut-être déjà versés dans les canots secrets de sauvetage, nous saluons l’instant d’après et lui laissons la place. Portrait de groupe en poésie, accroché à la rouge consonne de ces journées élémentaires.

     

    Difficile de croire aux menaces de cendres invisibles dans le bleu dominant, de déceler des particules du volcan Eyjafjallajokull sur l’inconnaissable du moment. L’euphorie des limites a enclos le temps de notre jumelage poétique entre poètes de Toscane et de Provence.

     

    Plus tard, dans la soirée, nous apprendrons sur une page du journal qu’un acheteur s'est présenté jeudi au stand des Libraires Associés, au salon du livre ancien, au Grand Palais à Paris, pour acheter une photographie qui y était exposée. Elle date d’un peu plus d’un siècle. Le sixième personnage à droite sur le perron de l'hôtel de l'Univers, à Aden, est dit-on, Arthur Rimbaud à l’âge adulte.

     

    De ces deux photos, au partage des mers, le poète des bruits neufs est le lien.

    Parfois, pour les chercheurs de trésors, l’heure de la dispersion ressemble à celle de la coïncidence.

     

    Dominique Sorrente

     

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    - Pour un détour par l'oeuvre, voir ici : Une approche du monument à Rimbaud de Jean Amado (par Ronald Bonan)

    - voir aussi l'album photo du Jumelage