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08 mars 2013

SANS ARMES NI BAGAGES, EN FÉVRIER d’ADIEU ET DE MIMOSA

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ll y aurait les scripteurs de l’intervalle et ceux de la diaspora. Les premiers sont les présents qui bravent la rude pente à gravir vers la statue en or de la Vierge, et font escale. Les seconds vous rappellent que le poème nous tient lieu à lui seul. Les uns et les autres forment un ensemble à moitié visible, à moitié transparent convoqué par la rencontre des écritures. Un « intervalle », au sens où nous l’entendons, est cet espace de fortune où se mêlent les écrits des familiers du moment et ceux  des amis hors les murs pour composer un curieux geste poétique à plusieurs voix, autour de la table du jour.

 

C’est aussi dire que nous sommes tous porteurs à notre manière de ce « chant déraisonnable » que nous a laissé Martial Teboul, disparu l’été 2012 et auquel nous avons rendu hommage en ce jour de février finissant. 

La rencontre Sans armes ni bagages pouvait alors vivre ses  vies parallèles entre les poèmes des présents et ceux des amis hors les murs qui nous avaient fait signe. 

Sans armes ni bagages, comme on dit nu peut-être, allégé, à la façon de cet « oiseau avare » de Michel Leiris.  À la recherche de la part manquante et native appelée par Lysey. Ou bien dans la facétie d’un sketch créé par Jean-Marc Bonnel entre un gendarme et un touriste. 

L’intervalle avait été préfacé d’un atelier d’écriture à Aix-en-Provence, en collaboration avec l’association Histoire d’écrire 

Sans armes ni bagages ou bien déjà sans âge ni vacarme.

Privilège d’un instant de février avec le mimosa qui réclame déjà  à sortir de l’hiver. 

LYSEY Sans armes ni babages Lysey graph.jpg


 

Avare

 

M’alléger
Me dépouiller
Réduire mon bagage à l’essentiel
Abandonnant ma longue traîne de plumes
De plumages
De plumetis et de plumets

Devenir oiseau avare
Ivre du seul vol de ses ailes

 

Michel Leiris


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Le Coin lecture

  

Oubliant
Ce qui n'a pas existé,
Visages sans reflets, os
D’aucune communauté,
Écrire vient

 
Obscurément
D'une perte qui transforme
Le regret en désir.

*

Qu'est-ce qui est écrit, donné
Pour être aimé,
Sachant l'écrit sans avenir ?
Écrire donne
Et reprend donc
Du même coup ?
Ah réponds même en cendres
Froides. 

Marcel Migozzi

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À suivre... ( voir Anthologie des Poètes de la Coïncidence)

Poèmes de Angèle Paoli, Laurence Verrey,
Leonor Gnos
Gérard BoudesDominique Sorrente



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