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10 janvier 2009

Échos de Bastide

 

On bricole dans l’incurable.

 (Cioran)

 

 

Par mon Chemin

Le troupeau sonne les dispersions ; s’engouffre l’horizon. Rester plus que d’autres au soleil serait si hasardeux. Pourtant l’établi se précise en pierre durable ; la poussière prend nom ; l’herbe choisit racine. Le vent serait-il neuf qu’il surprendrait ta peau sous l’amandier. Au lendemain, l’oubli tire l’épingle de toute inconvenance, et s’effiloche le printemps.

 

*

L'enfant m'a pris la main et je l'ai gardé contre le malheur.

(Max Jacob) 

   

 

 

Etre son devancier

 

Connaître la notable distance entre l’air et son dû ? Saisir l’envol ?

Injonctions à ne pas négliger.

L’arbre assombrit la lune pour paraître défunt. Un souffle contre l’âme.

Toujours la route à faire, peau contre peau. A l’opposé du gouffre.

 

 

 * 

 

J’ai embrassé l’aube d’été.

(Arthur Rimbaud)

 

Je Questionnerais volontiers vos bonheurs

 

Avant l’outrance, le repli du matin. Certains souffrent d’éclats sous les paupières. L’incendie ronge sans brusquerie leur sang puis les tue. Nous publions ces pertes régulières. La liesse populaire danse à pleins flonflons. J’adresse chaque jour ma vindicte au soleil.

  

 

  Au bout du petit matin, la mâle soif et l'entêté désir.
(Aimé Césaire) 
 

Par notre Commune exigence

 

 

Sous d’autres arbres, d’autres sangs écartent l’homme de la mort. A la jonction des meurtrissures s’apprivoise l’éternité. Il faut saisir la lettre par le pied puis confluer vers l’issue. L’incertitude est gage de poème. Derrière le mur bâti au cordeau, elle ourle l’avoine de folie.

 

 

 

 

Olivier Bastide

Extraits de En trente-trois échos

(in Le bouilleur de cru, Klanba éditions, 2006)

 

 

 

*

 

 

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*

  

Bélier

 

Avec ton front têtu et ta coiffure alambiquée, tu bousculeras les rombières. Tu jouiras d’opportuns plaisirs au jour noir. Nul octroi ne sourdra du hasard. Pars au soleil musqué quérir l’herbe grossière ; façonne un linceul clair qui se porte au printemps. A cette condition, mon ami, tu t’assiéras avant dimanche devant pastis et guéridon.

 

 

Extrait d' Horoscope ou le Zodiaque insolite (Olivier Bastide,  in Le bouilleur de cru, op. cit) 

02 janvier 2009

Retour de Caroline - Sacré et mythologies modernes

 

Expo - Rencontre autour des oeuvres de l'artiste plasticienne  

Françoise Semiramoth et des écrits de Françoise Donadieu.

*

C'est en ce moment, à Marseille à l'Espace Culture (Canebière, à hauteur

de la rue de Rome), jusqu'au 5 janvier 2009.

 

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L’inauguration du retour de l’exposition «  Sacré et Mythologies modernes »  s’est déroulée le 18 décembre à l’Espace Culture dans une ambiance détendue et chaleureuse. La présidente de l’association Zingha, Thérèse Basse organisatrice de cette manifestation, a présenté la démarche qui a  conduit Françoise Sémiramoth et Françoise Donadieu à associer peinture et écriture : les mots sont nés à partir des tableaux dans un mouvement d’élucidation, qui n’est pas explicitation mais plutôt mise en lumière de ce que l’image suggère du monde intérieur de l’artiste.

 

Elle a ensuite salué Olivier Rebufa (en résidence à Dakar) dont quelques pièces parmi celles qui ont été montrées pendant le mois précédent à l’hôpital Caroline se trouvent exposées à l’Espace Culture.

Les grands tableaux, fascinants et énigmatiques, de Françoise Sémiramoth ont suscité beaucoup de questions mais les réponses de l’artiste n’ont pas épuisé le mystère de cette œuvre, pas plus que ne l’ont fait les poèmes qui ne sont pas des  commentaires mais des visions nées de la contemplation des toiles.

 

Le finissage de l’exposition se fera le 5 janvier en présence de Richard Martin qui donnera souffle et puissance aux textes par la lecture.

 

 

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