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05 octobre 2017

SAMEDI 21 OCTOBRE, au "3013" à MARSEILLE, DOMINIQUE SORRENTE, LES GENS COMME ÇA VA...ET VOUS

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    À l’occasion de la sortie de son nouveau livre de poésie « Les gens comme ça va », Dominique Sorrente vous donne rendez-vous pour un moment particulier au « 3013 » ((58 rue de la République).

 

   Avec la participation de Cheyne éditeur, la librairie l'Odeur du temps, et l'association le Scriptorium, ce moment de poésie se déroulera en trois temps :

- de 15h30 à 18h, est proposé un atelier d’écriture en compagnie des « Gens comme ça va ». Marie Ginet formée aux ateliers Aleph proposera aux participants des voies de traverse au livre du poète, pour poser un certain regard sur le monde et les êtres. 

- de 19h à 20h30, le public pourra écouter Dominique Sorrente parler de sa démarche d’écriture, son engagement poétique, et faire entendre plusieurs séquences de « les Gens comme ça va ». Une mise en voix comme une invitation au plaisir des pages à tourner.

- à partir de 21h, place sera faite pour une Scène ouverte, animée par l’association Le Scriptorium. Un temps de partage où chacun (sur inscription dès 18h45) pourra faire entendre sa voix, avec deux règles simples : 3 minutes, mais pas au-delà ; un slam dit, un verre offert.

 

Tout au long de la soirée, un comptoir est prévu où une restauration sera proposée.

 

Un moment d’utopie créative à vivre en heureuse compagnie:

 « …Ce sont les gens comme ça va, ils se perdent,/ se retrouvent, se perdent encore,/ ils vont toujours de l’avant... »

 

LE POÈTE  

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Dominique Sorrente vit à Marseille. Poète aux formes variées, mêlant dans son écriture la quête existentielle, le plaisir ludique et la veine troubadour, il est également auteur de micro-fictions (B comme Bran) et de chansons (Les Ivres vivants). Son travail, depuis bientôt cinquante ans, est celui d’un journal de bord écrit à l’air libre, de carnet en carnet.

 

Outre de nombreuses parutions en revues francophones et internationales, Dominique Sorrente a publié une vingtaine de livres salués par de nombreux prix (GLM, Artaud, Bérimont, Perros…), dont huit titres chez Cheyne éditeur. En tant que « passeur de poésie », soucieux de partager dans l’espace public l’ardeur poétique dans les lieux les plus divers, il anime en Provence, depuis 1999, un collectif de poésie : le Scriptorium.

 

LE LIVRE DU JOUR…

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Qui sont-ils, ces « gens comme ça va », avec leurs rituels, leurs questions, leurs secrets ? Dans cette suite en sept variations, Dominique Sorrente pose un regard insolite, tour à tour curieux, amusé ou inquiet, sur nos manières de « frères humains », éclairées par le rythme du poème. Par touches successives, il nous dit          l’ aller-retour entre l’extrême singulier et la commune appartenance.

 

"Parfois, ils ont l’air ailleurs, dans un recoin du jour,

ils ont troqué

l’agitation sordide contre le silence des herbes,

ça fait toute une occupation.

 

Comme l’art de fixer sur le dos de la main

un bref instant de coccinelle.

 

                            ( extrait de Les gens comme ça va)

 

Pour participer :

Adresse: Le 3013,  58 Rue de la République, 13002 Marseille
Information et réservations: Le Scriptorium
0610656566    poesiescriptorium13@gmail.com

   

19:19 Publié dans Agenda | Lien permanent | Commentaires (0)

02 octobre 2017

LE FRIOUL, ENTRE ÎLES ET AILES pour les POÈTES ce 16 septembre

 

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La rentrée poétique du Scriptorium: C’était le samedi 16 septembre 2017 sur l’île du Frioul, côté Ratonneau. Et c’était magique... 

 

Ils s’étaient donné rendez-vous

sur l’île

du Frioul où

Ils et elles

Entre îles et ailes

avaient ouvert les portes sur

l’immensité du Monde

  

Voilà une bien belle destination pour cette rentrée 2017-2018 entre réjouissances et urgences poétiques.

 

Il était temps de s’y remettre, bien que les poètes ne s’arrêtent jamais de poétiser le Monde ! Il était temps de se retrouver, de partager, d’échanger…

Et ce fut fait et grandement fait, et joyeusement fait !

 

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Un bel hommage fut tout d’abord rendu à Joëlle Gardes et à Jean-Marie Berthier, deux camarades poètes partis sous d’autres cieux en cette fin d’été.

 

Une assemblée générale enthousiaste et rondement menée laissait place à un déjeuner où les vivres furent chaleureusement partagés le regard et le cœur tournés à l’horizon des mers du sud. Celles des éternels espoirs et des récents désespoirs. Les discussions tambour battaient sur les nouvelles sorties, livres, revues, projets, tandis que le chat poursuivait le pigeon tel le poète poursuivant au cœur du Monde son action.

 

Et puis, chemin faisant, les lectures en polyphonies se poursuivirent chapelle du Frioul sous le regard bienveillant de la lointaine Notre Dame de la Garde et le passage de quelques mouettes et touristes séduits. Invitée d’honneur, Sandrine Cnudde, artiste-poète-arpenseuse, venue nous raconter ses marches et sa démarche en solitaire et nous lire quelques brillants extraits de son dernier opus Patience des fauves… du journal de bord au poème.

 

Se produisaient ensuite les poètes musiciens Albert Gamotte et son amie Nelly, tous deux accordéonistes, rencontrés fortuitement la veille… et puis Dominique Sorrente et Marie Ginet, nos hôtes improvisés, nous offraient chacun à sa manière le fruit de leurs itinérances insulaires, suivis par les interventions poétiques en voix tour à tour douces et fortes d’Olivier Bastide, Nicolas Rouzet, Juliette Bompard, Thérèse Dufresne, Emmanuelle Sarrouy, Medjina Noguès… et enfin Yolande Touati qui clôturait cette rencontre par quelques vers lumineux du poète syrien Adonis…

 

« Écris. C'est la voie souveraine pour te lire toi-même et écouter le monde. »

 

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D’étincelantes retrouvailles en rencontres fortuites, une dernière lecture de « Notes pour un passage », hommage de Dominique Sorrente à Jean-Marie Berthier avec la version de Carla Mondo lue en italien par Emmanuelle Sarrouy dans la douceur maritime, avec la danse incantatoire d’une fée en exil dans les reflets dorés du soleil couchant. Ce rendez-vous sur l’île fut un beau moment d’ouverture stratégipoétique entre histoire, mémoire, découvertes et infinies promesses.

 

Aujourd’hui et plus que jamais, les poètes et camarades du Scriptorium, comme leurs frères migrants, « suivent non pas les magnétismes terrestres que mobilisent les animaux, pas seulement le sillage des marchandises, le musc des capitaux, les lieux fantasmés où le capitalisme accueille encore des bras de travailleurs… Non. Imaginons ceci : ils suivent aussi les signes d’une intuition qui leur défait les horizons. Citoyens de cette mondialité (qu’ignorent toujours les géographies capitalistes), les voici inclassables – à la fois clandestins bannis expulsés expurgés exilés désolés voyageurs tapageurs réfugiés expatriés rapatriés mondialisés et démondialisés, dessalés ou noyés, demandeurs d’asile, demandeurs de tout ce qui peut manquer aux vertus de ce monde, demandeurs d’une autre cartographie de nos humanités ! » (Patrick Chamoiseau, Frères migrants, Seuil, 2017)

 

Un prochain rendez-vous est donné le 21 octobre 2017 sur…le continent, cette fois : au 3013 (58, rue de la République 13002 Marseille), lieu de toutes les utopies.

Une autre histoire à vivre ensemble…

 

                                                            Emmanuelle SARROUY

 

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