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08 mars 2011

Au commencement, en Infinis paysages

 

Livre artiste Isaure.jpg

LÀ OÙ SÉJOURNENT D’INFINIS PAYSAGES

 

 

 

 

Au commencement est le silence de l’épaule

et l’ombre du cou plane sur elle.

Puis vient le sein à la fleur d’amandier pour y boire

et le creux du nombril pour y dormir.

 

Au commencement est la hanche

qui sait faire  balancer les regards

et encore le genou

au rêve danseur,

et la plante du pied docile

pour éprouver les massages du temps.

 

Puis un sourire invente les lèvres

à peine ouvertes,

et la courbure du dos,

vêtue d’onguents et d’aromates,  s’allonge  

contre la terre ferme, et les mains

se nouent lentement

devant le pli obscur du sexe.

 

Et la nuit diamantine

descend    

en signe de promesse

tout au bord

du premier corps de l’aimée,

quand le commencement

à peine se retire.

 

 

 

 

                                                                                  Dominique Sorrente

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Livre artiste Isaure1.jpgLivre d'artiste & Encres Isaure de Larminat

Commentaires

J'aime la sensualité poétique qui parfume ce poème bravo Dominique !
Fanie V qui taquine un peu la muse parfois...

Écrit par : fanie | 19 mars 2011

merci Fanie...

Cette expression "taquiner la muse" continue de me faire sourire...
Il n'en faut pas beaucoup parfois dans ce monde de bruts !

Écrit par : SORRENTE DOMINIQUE | 30 mars 2011

"... Quand le commencement
à peine se retire."

Merci.

Écrit par : BERTRAND | 22 septembre 2011

Les commentaires sont fermés.