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21 février 2011

La poésie s'écrit aussi sur le sable

 

mots sur le sable.jpg

Pour lire le texte de l'HOMMAGE AU POèTE INCONNU, cliquer ICI.

 

 

Ce 14 février, de 17 heures à 22 heures (et plus, car affinités), s’est déroulée, à l’occasion de la Saint-Valentin, une cérémonie atypique sur et autour de la plage des Catalans à Marseille. Un temps particulier, une fondation poétique, l’autre versant de l’âme résistante, quand les mots  trouvent leur plaisir à respirer à l’air libre.  En complicité avec le journal Marseille l’Hebdo qui a pris part à cette aventure. En amitié, mais aussi en synchronie avec le festival de Trois Rivières au Québec, notre glorieux devancier, qui a fêté l’événement au même instant…Des 26 ans de ce Festival québécois aux 2600 ans de la naissance de Marseille, les compteurs ont pu s’en donner à cœur joie.

 

Et les menaces de la météo n’y ont rien changé. Les mots des poèmes ont ceci de miraculeux qu’ils se faufilent volontiers. Entre ondées intermittentes sur la Provence aux allures celtiques et  forte tempête de neige investissant Trois-Rivières,  tout a trouvé sa place naturellement. Sur la plage revisitée en hiver, se sont succédé tracé de cursives à même le sable, hommage au poète inconnu, célébration des voix de chaque continent se rapprochant peu à peu pour défier la dérive ordinaire,   lâcher de ballons d’écriture au-dessus de la mer. Un moment d’ivresse aux couleurs de parapluies et de sourires, face aux îles du Frioul.

 

Puis après le ciel ouvert, ce fut le temps du Scriptorium entre les murs. Un deuxième public avait pris place après celui de la plage. à la Maison des Jeux des Catalans. L’heure de la joute du poème amoureux pouvait s’ouvrir avec lecture des textes primés, des coups de cœur insolites, facétieux ou émouvants à partager. Liban, Québec, Catalogne, Maroc, Roumanie, Grèce, Algérie ont alors croisé la Savoie, la Bretagne, la Touraine et …Marseille, dans une rafraîchissante géo-poétique de l’instant. Les grandes voix de Robert Desnos, Eluard, Ronsard, Verlaine, Prévert, Roberto Juarroz,  eurent leur temps, à côté des gourmandises à invention portés par les auteurs présents, toutes générations mêlées ente 7 et 87 ans…Plus tard, le son de l’accordéon  a conduit au pas de danse les plus assidus qui, c’est bien connu, n’avaient pas trouvé de raison suffisante pour que la fête finisse. Andrée Chedid, récemment disparue, dont un poème avait ouvert la cérémonie était de ces  présences traversières qui nous ont accompagnés de leurs poèmes bien vivants.

 

Ceux qui ont partagé cet intervalle entre éphémères et traces vous saluent. Ils vous donnent rendez-vous le samedi 19 mars pour un Instant Bateau Ivre Spontané.

À Marseille, près du monument Amado, sur la Corniche, puis à la Salle Tempo Sylvabelle pour d’Infinis paysages à parcourir, notre manière de déjouer l’ennui et les murs de parole. À l’occasion du Printemps des Poètes. Avec œillets du poète et freesias pour compagnons de route. 

 

Hors les comptages artificiels, vivre ensemble d’une rive à l’autre un moment dans l’intense : c’est là tout notre programme, minuscule et ardent, au sémaphore du Scriptorium. Il se peut que le mot inspiration ait repris des couleurs dans l’espace commun où nous croyons toujours aux rencontres et aux poignées de main. Pour nous, et pour ceux qui nous rejoindront. Comme dit la chanson de Theodorakis qui ne faiblit jamais : Nous sommes deux, nous sommes trois, nous sommes mille et treize,  nous chevauchons le temps… surtout s’il est versatile ! 

 

 

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