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04 décembre 2008

Propos du Futur Antérieur

 

 

C’est bien connu, les poètes entretiennent une relation ardente, équivoque, souvent déconcertante, avec les temps des verbes qu’on enseigne à l’école. Il leur arrive de malmener le présent à lui donner le tournis, de déplacer les imparfaits dans d’improbables futurs, de jouer le conditionnel comme une certitude dérobée de l’instant, prédire l’éternité dans un paysage à l’ancienne.  Ils disjoignent, ils relient, ils interrogent sous toutes ses coutures la courbe du temps qui a bien des difficultés à demeurer docilement euclidienne. Bref, ils évoluent ici comme ailleurs en univers joyeusement instable.

 

Le futur antérieur apparaît dans le dispositif du Scriptorium comme un temps particulier propice à conjuguer à la croisée des dimensions. Il y pointe sûrement la sensation de la perte irrémédiable qui emporte avec elle le coffret des souvenirs. On peut aussi lui découvrir la vertu d'un rare moment où l’accomplissement n’est pas encore clos, mais où déjà il se donne à lire. On aura vécu, disent les écrits de ceux qui égrènent ces pages. Sous-entendu, cela en valait bien la peine et la joie, toutes ces rencontres de mots et d’âmes en errance…

 

On peut aussi s’embarquer dans une gamme de l’esprit qui vous fait regarder aujourd’hui dans un déjà futur qui apprend à se retourner. Nous nous serons bien amusé, après tout…

 

Le fonds du Futur antérieur est ainsi toujours en chantier, fait de ces boucles qui nous font passer sur les instants d’hier comme sur ceux de demain pour inventer des solutions, insaisissables par nature.

 

Au grand jeu de la coïncidence qui est le nôtre, l'aujourd’hui qui nous requiert aura ici cette humeur d’un jour qui lève, toujours paradoxal. Un point sur une géométrie de fortune où nous n’en finissons pas d’apprendre à nous loger, toi, moi, et tous les scripteurs de passage, les perdus de vue comme ceux qui pointent à l’horizon. Le « toujours maintenant » en exercice de cordée.

 

                                                                      

Dominique Sorrente

 

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Vous avez dit "Intervalle" ? 

  

Le Scriptorium se présente sous la forme d’INTERVALLES où se réunissent poètes, artistes et lecteurs du groupe, membres de l’association ou invités d’honneur.  Chaque Intervalle est l’occasion de vivre une expérience de création partagée, à partir de thèmes proposés en amont, d’évocations de lectures et de toute autre digression intempestive, l’imagination du moment faisant le reste !  Seule loi de l’Intervalle : que la poésie vivante soit le fil d’Ariane des travaux.  Quelques thèmes explorés : «Poésie des éléments», «Lettres amoureuses ou pas», «Musique et Poésie : comme une partition », «Marseille, Glasgow, etcetera », «Poètes phares et poètes voisins», « Danse Improésie »,  Hommage à Louis Brauquier...

Les travaux réalisés dans le cadre des Intervalles du Scriptorium sont vécus comme des moments particuliers et irremplaçables, chacun repartant ensuite dans sa vie personnelle en ayant fait son miel des paroles échangées. Au-delà de ce temps spécifique, les membres du groupe colligent un certain nombre de traces qui constituent le Fonds du FUTUR ANTÉRIEUR.  

 

 

 

 

 

 

 

 

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