08 octobre 2008
Dominique Sorrente, poète de la coïncidence
« Signe, signe à toujours, mon bariolé langage...»
Né en 1953 à Nevers. Enfance celtique et provençale. Dominique Sorrente devient poète à 17 ans, âge de plusieurs rencontres décisives dont celle de son « frère aîné en poésie », Christian Gabriel/le Guez Ricord (1948-1988). Son engagement poétique ne cessera depuis de s’approfondir. Une vingtaine de livres, anthologies, ouvrages collectifs publiés à ce jour. Lauréat Guy Levis Mano, Dominique Sorrente a également été récompensé à plusieurs reprises par les Prix Antonin Artaud, Luc Bérimont, Louis Guillaume et plusieurs bourses du Ministère de la Culture. En 2008, lui ont été décernés le Prix Sainte-Victoire et le Prix du Conseil Général des Bouches du Rhône pour son anthologie personnelle dite « à quatre feuilles ».
Son œuvre, qu’elle soit publiée ou le plus souvent inédite, se présente comme le journal de bord d’ une navigation au jour le jour et se caractérise par une évidente variété de thèmes et de registres d’écriture. Les poèmes de Dominique Sorrente invitent la plupart du temps à plusieurs angles de lecture ; la structure interne de ses livres fait penser à l’art du kaléidoscope. On retrouve dans son approche poétique un style où se mêlent le plaisir de la surprise, la fascination pour les oracles, l’amour du quotidien intime, un humour impressionniste et un fort regard critique sur les veaux d’or de notre époque. Cette pratique de la poésie s’accompagne d’une réflexion constante à la marge des mots, vécus plus comme des vibrations que comme des outils.
À côté de son œuvre personnelle, Dominique Sorrente joue un rôle de « passeur de poésie » dans des lieux les plus divers : écoles, Universités, entreprises, collectivités… Professeur de Culture et Sciences humaines dans l’enseignement supérieur, il travaille régulièrement à explorer des points de rencontre entre la poésie et d’autres disciplines de l’esprit : astrophysique, homéopathie, musique contemporaine, arts visuels…Dominique Sorrente témoigne ainsi d’un esprit pèlerin, qui refuse les tours d’ivoire et entend donner à la poésie une place comme vecteur d’utopie indispensable à notre temps.
Engagé dans la vie littéraire, l’auteur de La lampe allumée sur Patmos est le créateur de la revue AVALANCHE (1974-1977), il a participé à l’histoire de la revue littéraire SuD (1970-1997) et collabore aujourd’hui à la revue des ARCHERS au théâtre Toursky à Marseille Son goût pour favoriser un abord collectif de l’acte poétique l’a conduit à fonder en 1999 le groupe du Scriptorium qui réunit dans un petit port de Marseille (le Vallon des Auffes) des écrivains, artistes et lecteurs. Installé autour de la table métaphorique du Scriptorium, ce groupe propose une nouvelle façon de vivre l’écriture et la parole, fondée sur la poésie de la coïncidence. Refusant l’ustensilisation contemporaine du langage, il expérimente des formes de rencontres variées re-signifiantes telles que la Caravane poétique, les Intervalles, les Poèmes tissés à plusieurs, les Pictodrames… Chaque scripteur dans sa démarche d’écriture se retrouve ainsi seul et relié.
Contre tous les formatages et violences du temps, Dominique Sorrente affirme « croire plus que jamais aux vies constellées ».
22:00 Publié dans Portraits | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : dominique sorrente




















Commentaires
Cher Dominique,
Merci pour ce petit clin d'oeil-souvenir que m'a transmis hier Mérédith Le Dez. Ca me rappelle les bons jours de Bretagne, avec Per Jakez et les autres. Comme j'aimerais les revoir avec vous tous, mais comment trouver l'argent ?
Toute mon amitié et j'espère, à bientôt.
Dodik Jégou
Maison Internationale des Poètes et des Ecrivains de Saint-Malo
Écrit par : Dodik Jégou | 09 décembre 2009
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