
Les Ivres Vivants: Dominique Sorrente, Véronique Duprat, Audrey Gambassi, Éric Papacaloduca
Ce dimanche 31 mai, les Ivres Vivants ont eu bien raison de vouloir mettre leur passion de la chanson-poème au service d’une belle cause.
Des mots chantés contre l’isolement : tel était le pari de cette initiative du groupe marseillais.
Et tout le monde y a gagné! Le nombreux public réuni dans la belle salle Ramiel de la paroisse de Mazargues ne s’y est pas trompé, si l’on en juge par les applaudissements et mines réjouies en fin de programme.
Le concert poétique conduit par Dominique Sorrente s’est ouvert par une intervention de Pierre Atlante, initiateur de Naïm, l’abri fraternel.
Quelques mots bien sentis pour dire la nature du projet, véritable passerelle en faveur des sans - abri, entre la rue et la réinsertion.

Puis ce fut le concert d’un quatuor tonique, avec un répertoire entièrement fait maison. Quatre voix mêlées, Dominique Sorrente, Audrey Gambassi, Véronique Duprat, Eric Papacaloduca, et divers instruments, guitares, harmonica, halilintar, bruitages en guise d’orchestre.
Un format rare voire inexistant sur la scène actuelle. Avec peut-être de lointaines réminiscences ( pour les plus anciens) des Enfants terribles ou des Frères Jacques…
On passe ici tour à tour de la tendresse à l’humour, on swingue, on chaloupe bossanova, on met en pièces les prétentions des puissants de ce monde, on appelle le réconfort des Vaches ( Bovine déférence) ou celui des arbres ( Parole de Sequoia). On donne avant tout de la ferveur et de la joie communicative pour tous publics. « Où va le poing quand la main s’ouvre » était le nom bien choisi du récital.
Le concert solidaire des Ivres Vivants a permis de recueillir 1000 euros au profit de Naïm, l’abri fraternel. Une belle opération !
La paroisse de Mazargues mettant à disposition la salle Ramiel n’a pas été en reste pour la générosité qui était bien le mot d’ordre de ce moment.
Un verre de l’amitié mis en place par les bénévoles de Naïm a permis de prolonger les échanges. Et finir en beauté ce jour de la fête des mères, pas tout à fait comme les autres.

Comme dit la chanson « Pays d’ici » :
Ici mon ami m’avait dit
Ça ne s’explique pas
Ça se vit
De troisième œil en sixième sens
ramasse les cailloux de ta chance
Prends le mode d’emploi à l’envers
Pour coller le ciel à la terre.
Anne Lofoten

Commentaires
Merci pour votre générosité et votre talent qui a fait de cette agréable soirée un moment de partage et de fraternité.